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A l’age de 4 ans ses toiles se vendent à 16000 euros.

juin 5, 2011 in Actualités/News, Arts Graphiques, Beaux-Arts du Spectacle, Etonnant! by admin boxartist

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Aelita André n’a que 4 ans et pourtant cette petite fille est un phénomène de la peinture. Elle peint comme elle respire et ses toiles sont considérées comme des oeuvres de grands maîtres.

Les oeuvres d’Aelita Andre sont le plus souvent réalisées à l’acrylique, a laquelle elle ajoute des jouets pour enfants, des écorces, des brindilles et autres plumes d’oiseaux ramassées au détour d’une promenade. L’insouciance qui en ressort est ce qui fait le succès de la petite Russe.

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Elle expose actuellement à New York dans l’Agora Gallery.

Edouard Manet et le spectacle.

avril 24, 2009 in Beaux-Arts du Spectacle by admin boxartist

Dans notre suite des grands peintres qui ont représenté des artistes… Un des plus célèbres impressionnistes: Edouard MANET.


L’Acteur Tragique

Edouard MANET naît dans une famille aisée et raffinée.
Après avoir échoué au concours de l’ecole Navale, il part en 1848 comme pilotin sur un navire-école vers Rio.
De retour en France, son père consent à ce qu’il se consacre à la peinture vers laquelle il s’était très jeune senti attiré.
Il lui impose de suivre une solide formation aux Beaux-Arts dans l’Atelier du peintre Thomas COUTURE, où il devait rester six années, et pour lequel il gardera toute sa vie une certaine estime, quoiqu’ayant souffert de sa méthode d’enseignement qui exigeait « idéal et impersonnalité ».


Madame Manet au Piano

« Je peins ce que je vois, et non ce qu’il plaît aux autres de voir » avait coutume d’opposer à la doctrine académique Edouard MANET, qui entendait revendiquer sa propre subjectivité et l’importance de la vision du peintre par rapport aux règles admises.
Manet trouva un mode de création qui caractérisera l’essentiel de sa future production : combiner des configurations picturales traditionnelles et leurs valeurs expressives avec la réalité contemporaine.
Ainsi, bien avant l’impressionnisme proprement dit, Manet pose les termes de la polémique artistique à venir : révolte individuelle contre les conventions académiques, moyens picturaux mis au service de sujets contemporains nouveaux…


Le chanteur de rue

Au début des années 60, Manet, à la manière d’un flâneur, parcourt sans relâche Paris, qui changeait alors de jour en jour, pour en déceler les caractéristiques les plus subtiles, les transformations, dessinant dans son carnet « un rien, un profil, un chapeau, en un mot une impression fugitive ».


La musique aux Tuileries

« La Musique aux Tuileries » (1862), tableau résultant d’une des flâneries de Manet, de facture légère et ouverte, sans composition centralisante, qu’il présenta à une exposition personnelle à la galerie Martinet fut accueilli négativement, car contredisant la conception établie de la nécessité d’une forme picturale aboutie.
On peut pourtant y décéler, de par son sujet, sa composition et sa facture, l’une des voies de l’Impressionnisme qui allait apparaître quelques années plus tard.

En 1863, il exposa « Le Bain » qui sera renommé en « Déjeuner sur l’herbe » (musée d’Orsay, Paris) au Salon des refusés, nouveau lieu d’exposition inauguré par Napoléon III accueillant, à la demande des artistes, les œuvres rejetées au Salon officiel.

Salué par de nombreux jeunes peintres qui admiraient en lui un novateur conscient de ses effets, Manet se trouva, un peu contre son gré, au centre d’une dispute opposant les défenseurs de l’art académique aux artistes « refusés ».

Manet, qui avait une ambition de réussite bourgeoise, devait souffrir toute sa vie de ce que sa peinture, portée par une grande intuition artistique, ne lui vaille qu’une notoriété sulfureuse, mais point de reconnaissance officielle.

En 1864, le Salon officiel accepta deux de ses tableaux, et, en 1865, il y exposa « Olympia », un nu inspiré de la Vénus d’Urbino de Titien qui provoqua un scandale encore plus grand que « Le déjeuner sur l’herbe ».


Olympia

Là encore, Manet citant un classique représente celle qui est censée être une divinité de la Renaissance faisant référence à l’Antiquité, comme la fille de luxe parisienne qui avait servi de modèle, avec un réalisme si fidèle et si peu en rapport avec les voiles de l’idéologie du Second Empire, qu’il souleva des vagues de protestations au sein des cercles académiques.

Pendant la seconde moitié des années 1860, Manet devint le peintre le plus respecté d’un groupe d’artistes, d’écrivains et d’amateurs d’art qui se rencontraient au Café Guerbois, rue des Batignolles.
Le peintre Fantin-Latour, après son « Hommage à Delacroix », peindra « Un atelier aux Batignolles » (1870) où Manet occupe cette fois la place du maître vénéré devant un cercle au sein duquel figurent Zola, Astruc, Renoir, Monet et Bazille.
Manet devait encore peindre dans cette décennie plusieurs chefs-d-oeuvre, comme « Le fifre » (1866) – qui fut refusé au Salon -, « La lecture » (1865-73), « Le repos » (1870).


Le Fifre

Manet dont les convictions étaient républicaines s’engagea dans la Garde Nationale lors de la guerre de 1870 et vécut la Commune à Paris.

Manet allait désormais adhérer totalement à l’Impressionnisme et soutenir particulièrement Monet, achetant à son insu des toiles qu’il bradait 100 francs pièce, ou cherchant à gagner le critique Wolff à l’art de Monet et de ses amis.

En 1877, Manet devait encore provoquer les critiques avec « Nana », représentation grandeur nature d’une jeune femme, en jupons et corsage, en train de se poudrer en présence d’un homme qui l’attend, qui fut refusé au Salon.

Manet connaîtra tardivement la reconnaissance officielle à laquelle il aspirait : il deviendra en 1881 un « hors concours » du Salon en obtenant une médaille avec « Le portrait de Mr Pertuisait » , et sera nommé Chevalier de la Légion d’honneur, sur proposition de son ami A. Proust, devenu ministre des Beaux-Arts.


Le ballet Espagnol

En 1882, il y fut présent pour la dernière fois avec Un bar aux Folies-Bergère, l’une de ses œuvres les plus célèbres.


Bar aux Folies Bergeres


Guitar et Chapeau

Il mourut à Paris le 30 avril 1883, laissant une œuvre importante, comprenant plus de quatre cents peintures à l’huile, des pastels et de nombreuses aquarelles.

Toulouse Lautrec peintre de Montmartre et du spectacle

mars 16, 2009 in Beaux-Arts du Spectacle by admin boxartist

« Je boirai du lait quand les vaches brouteront du raisin. »

Toulouse-Lautrec est souvent associé au Montmartre nocturne de la Belle Epoque.
C’est au milieu des années 1880, qu’il s’immergea dans la bohème montmartroise qui lui était alors étrangère. Il devient à la fois spectateur et acteur de cet univers. Il excelle dès lors à en saisir l’essence picturale et l’étrange beauté jusqu’à son décès en 1901.

Ses sujets de prédilection étaient alors les divertissements de Montmartre – bars, cafés-concerts, théâtres, cirques – et les scènes de maisons closes qu’il fréquentait assidûment. Par son acuité particulière à observer, à saisir dans l’instant une physionomie ou un geste furtif, il dressa un véritable panorama de ce monde du plaisir et du spectacle – en scène et hors scène – et de ses acteurs – chansonniers, diseuses, comédiens, équilibristes, clowns ou spectateurs clairement identifiés.

Au début de sa carrière il peignit quelques nus masculins comme exercices, mais ses meilleurs nus représentent des femmes. En général il préférait partir d’ébauches, mais beaucoup de ses nus doivent avoir été faits d’après nature. D’habitude ses modèles ne sont pas de belles jeunes filles, mais des femmes qui commencent à vieillir.
Pour peindre ce genre de tableaux il s’inspirait d’Edgar Degas.

Il ne cessait de dessiner : quelques dessins sont des œuvres en eux-mêmes, mais beaucoup sont des ébauches pour des peintures ou des lithographies. Quelquefois ses dessins ressemblaient à des caricatures qui, en quelques traits, rendaient un geste ou une expression ; pour les réaliser il employait divers moyens (crayon, encre, pastel et fusain).

On le considérait comme « l’âme de Montmartre », le quartier parisien où il habitait. Ses peintures dépeignent la vie au Moulin Rouge et dans d’autres cabarets et théâtres montmartrois ou parisiens,il peint Aristide Bruant ainsi que dans les maisons closes qu’il fréquentait (et où peut-être il contracta la syphilis).

Trois des femmes bien connues qu’il a représentées étaient Jane Avril, la chanteuse Yvette Guilbert, et Louise Weber, plus connue comme La Goulue, danseuse excentrique qui créa le « cancan ».

Alcoolique pendant la plus grande partie de sa vie d’adulte, il entra dans un sanatorium peu avant sa mort à Malromé, la propriété de sa mère, à la suite de complications dues à l’alcoolisme et à la syphilis, à près de 37 ans. Il est enterré à Verdelais (Gironde) à quelques kilomètres de Malromé.

Edgar Degas: peintre des danseuses.

août 22, 2008 in Beaux-Arts du Spectacle by admin boxartist

« L’art n’est pas un amour légitime; on ne l’épouse pas, on le viole. »
Edgar Degas

C’est en 1872 que Degas se met à fréquenter les coulisses de l’Opéra, introduit par un musicien de l’orchestre, Désiré Dehau, qu’il peignit plusieurs fois dans des toiles inspirées du théâtre.
L’Ecole de ballet se tenait alors , rue le Peletier .Ce fut le sujet de son premier tableau : le foyer de la danse.

Edgar Degas était surnommé de son vivant  » le peintre des danseuses « . L’artiste a en effet consacré plus de la moitié de son œuvre à la danse, soit plus de 1500 toiles, sans parler des sculptures!

A l’époque le sujet des ballerines est plutôt original. Seules quelques ballerines en costume de scène…mais jamais un corps de ballet tout entier comme il le proposera très vite.

Il a su observer les danseuses, les dessiner ou les peindre autant en représentation sur la scène que dans l’intimité chaleureuse des coulisses et des répétitions.
C’est ce dernier thème qui l’interesse bien plus d’ailleurs…les préparatifs.

Edgar Degas est originaire d’une famille de haute bourgeoisie, son père est un banquier originaire de Naples, qui a émigré à la Nouvelle-Orléans pendant la Révolution.
Après des études à la faculté de droit, il se consacre à sa véritable vocation : la peinture.

Il devient l’élève d’un ancien disciple d’Ingres, Lamothe, qui l’engage à suivre l’enseignement de ce maître. Degas exécute de nombreuses copies des grands classiques du Musée du Louvre; devant les maîtres, il se lie avec Manet.

Dès 1856, c’est en Italie qu’il se nourrit méticuleusement des palais et des musées. On le classe chez les impressionnistes, pourtant son appartenance à ce mouvement est discutable. Au plein air il préfère, et de loin, « ce que l’on ne voit plus que dans sa mémoire ». Il aurait un jour dit à Pissarro : « Il vous faut une vie naturelle ; à moi la vie factice. »

Sa situation d’exception n’échappe pas aux critiques d’alors, souvent déstabilisées par son avant-gardisme. Plusieurs de ses images ont semé la controverse, et encore aujourd’hui l’œuvre de Degas fait l’objet de nombreux débats auprès des historiens d’art.

Edgar Degas repose au Cimetière du Montmartre à Paris, dans le tombeau familial.

Léonard de Vinci: peintre et artiste visionnaire.

juillet 22, 2008 in Beaux-Arts du Spectacle by admin boxartist

Léonard de Vinci n’a réalisé qu’un seul portrait masculin dans toute sa vie. C’est en 1490 qu’il peint un musicien: Franchino Gaffurio
Ce musicien composa en grande partie des messes et des motets destinés à la cathédrale de Milan.


Portrait d’un musicien


études pour le portrait d’un musicien

C’est le 15 Avril 1452 dans un petit village de Toscane, à l’ouest de Florence, naît le fils d’un riche notaire florentin et d’une paysanne : Léonard Di Ser Piero Da Vinci. Il est élevé par son grand père paternel et consacre la plupart de son temps à jouer dans la nature et à observer.

En 1460, la famille De Vinci s’installe à Florence où Léonard, âgé alors de 8 ans, reçoit une solide éducation.
Léonard entre comme apprenti dans l’atelier Florentin de Andréa Del Verrocchio avec comme compagnons de travail: Botticelli, Le Peruguin et Domenico Ghirlandaio.
Après un an passé au nettoyage des pinceaux et autres basses besognes, son maître l’initie à la préparation des couleurs, la décoration, la gravure, la peinture des retables et des fresques ainsi qu’à la sculpture sur marbre et sur bronze.
Durant cette période Del Verrocchio, son maître, est chargé de peindre entre autre, « Le baptême du Christ, à cette occasion il confie à De Vinci ainsi qu’à Botticelli l’exécution d’une partie de l’œuvre.

En 1472, il est accepté dans la compagnie de Saint Luc, la célèbre guilde des peintres Florentins. 4 ans plus tard, Léonard peint sont premier tableau (la madone à l’œillet) et entre dans l’atelier d’Uccelo avec lequel il étudie la perspective, mais aussi la géométrie et toutes les sciences de l’époque. Il accumule à force de travail et de lecture, une somme considérable de connaissances dans divers domaines comme l’hydraulique, l’architecture, l’anatomie et assiste de manière régulière à des réunions de mathématiciens

1478, première commande en tant qu’artiste indépendant: Le retable de la chapelle du Palazzo Vecchio (jamais achevé) puis « La madone Benoit » et le portrait de Ginevra Benchi en 1481

En 1482, le duc de Milan, Ludovic Sforza, l’appelle à son service. Il travaille comme peintre (« La dame à l’hermine », « La vierge aux rocher ») mais aussi comme architecte, décorateur, sculpteur, organisateur de tournois et de bals masqués, publie des essais sur la botanique, l’hydraulique, l’anatomie, la géologie et s’adonne à toutes sortes d’expériences. Sa devise : »l’art n’est qu’une manière de découvrir le monde et de soumettre le savoir à l’expérience »

Léonard devint peu à peu célèbre dans tout l’occident. En 1503, il participe à la commission chargée du choix de l’emplacement du « David » de Michel-Ange. La même année, il prend part à la guerre contre Pise comme ingénieur. Il en retire de nombreux enseignements pour ses futurs travaux « militaires » et reçoit une commande pour la réalisation d’une fresque reproduisant la Bataille d’Anghiari pour le Palazzo Vecchio.

C’est au cour de cette période qu’il peint « La Joconde » et les esquisses de Léda et le Cygne.

Le maréchal de France, Charles d’Amboise, gouverneur de Milan, le prend à son service, et dès l’année suivante c’est Louis XII de France, résidant lui aussi dans la ville, qui lui offre sa protection et l’engage comme « peintre et ingénieur ordinaire ».
Léonard De Vinci réalise pour lui « La statue équestre de Trivulce » qui restera inachevée comme beaucoup de ses oeuvres et une seconde « Vierge aux rocher ».

En 1514, à la demande de Julien de Médicis, Léonard part pour Rome et entre au service du pape Léon X. Il vit au palais du belvédère du Vatican et avec la bénédiction du pape « humaniste », se consacre principalement à ses expériences scientifiques.

François Premier, fasciné et séduit par Léonard De Vinci, l’engage comme « Premier peintre, architecte, et ingénieur du roi » et lui achète plusieurs de ses tableaux pour une somme considérable (dont « la Joconde »).
Le roi installe Léonard au château de Clos-Lucè prés d’Amboise ou ce dernier organise, en l’honneur de son protecteur, fêtes équestres, mascarades et feux d’artifices.

Léonard y finira ses jours paisiblement en se consacrant à des travaux d’architecture pour les châteaux royaux et à la recherche scientifique. Il y mourra le 2 Mai 1519 à l’age de 67 ans et léguera l’ensemble de ses notes techniques à Francesco Melzi, son élève, en espérant qu’elles soient publiées.
Ce n’est que quatre siècles plus tard que le génie de Léonard éclata au grand jour.