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« L’Amour des 3 oranges » à la Bastille

juillet 2, 2012 in Actualités/News, Opéra-Art Lyrique-Musique Classique by admin boxartist

« L’Amour des 3 oranges » se joue jusqu’au 13 Juillet  à l’Opéra Bastille.

S’inspirant de Gozzi et de son théâtre surréaliste, secondé par le grand dramaturge russe Meyerhold, Prokofiev compose avec L’Amour des trois oranges un des opéras bouffes les plus réjouissants de l’histoire, une fable brillante et savoureuse, un anti-théâtre radical et jubilatoire, qui est un émerveillement pour tous, petits et moins petits, grands et moins grands.

Il y a conflit à l’avant-scène : les Tragiques et les Comiques s’affrontent sur des sujets d’esthétique théâtrale. Les Lyriques viennent en aide aux premiers, réclamant des émois et des clairs de lune ; les Têtes-Vides volent au secours des seconds, exigeant du rire et de la farce. Les Ridicules chassent tout le monde et invitent les spectateurs aux aventures d’un prince mélancolique mais amoureux, le fils du Roi de Trèfle. S’inspirant de Gozzi et de son théâtre surréaliste, secondé par le grand dramaturge russe Meyerhold, Prokofiev compose avec L’Amour des trois oranges un des opéras bouffes les plus réjouissants de l’histoire, une fable brillante et savoureuse, un anti-théâtre radical et jubilatoire. Cette histoire est portée par une musique virtuose et sans cesse inspirée et c’est là qu’on entendra certaine marche, une des musiques les plus célèbres du XXe siècle. Composée en français par Prokofiev et créée à Chicago dans les années 1920, cette fantaisie théâtrale est un émerveillement pour tous, petits et moins petits, grands et moins grands.

Le livret est tiré d’une pièce de la commedia dell’arte de Carlo Gozzi que Prokofiev découvrit dans une revue du grand homme de théâtre russe Vsevolod. E. Meyerhold, elle-même intitulée L’Amour des trois oranges. Il met en scène un prince mélancolique qu’une méchante sorcière condamne à poursuivre trois oranges à travers le monde. Initialement, Prokofiev et Meyerhold devaient l’écrire ensemble, mais l’émigration du compositeur, en 1918, ne le permit pas et c’est en collaboration avec Véra Janacopoulos qu’il l’élabora, d’abord au Japon, puis aux Etats-Unis, où l’opéra devait être créé en 1919. Mais la mort subite du commanditaire, Cleonfonte Campanini, directeur de l’Opéra de Chicago, retarda la création de deux ans et ce n’est qu’en 1921 que l’œuvre put enfin voir le jour. Remportant un certain succès à Chicago, elle ne suscita que sarcasmes et incompréhension à New York deux mois plus tard.

Œuvre de transition, écrite à une époque où le genre opéra se cherchait une nouvelle identité, L’Amour des trois oranges doit beaucoup au contexte historique et culturel qui l’a vu naître. Prokofiev y bannit tout réalisme et toute psychologie, au profit de la bouffonnerie et de la stylisation des personnages. Ce faisant, il rompt avec le « théâtre bourgeois » issu du XIXe siècle et propose une nouvelle forme de spectacle, plus proche du rythme cinématographique du XXe siècle, où priment l’énergie, le rythme, la vitesse. Ainsi, dans cette partition pleine d’entrain et de vivacité, ce ne sont pas les airs ou les ensembles qui sont les plus frappants, mais les « danses », « cortèges » et bien sûr la fameuse « Marche » qui a rendu l’opéra célèbre. Et comme l’écriture de Prokofiev fait preuve d’un brio, d’un souffle et d’un sens des contrastes exceptionnels, elle rejoint la recherche de Meyerhold d’un « théâtre intégral », dépouillé des oripeaux du sentimentalisme ou de la lourdeur des allégories philosophiques.


La création

L’Amour des trois oranges a été créé le 30 décembre 1921 à la Chicago Opera Association.
L’œuvre à l’Opéra de Paris

Après deux représentations données en 1956 par le Théâtre national de Ljubljana au Palais Garnier, L’Amour des trois oranges a été représenté en 1983, à l’Opéra Comique, sous la direction musicale de Lawrence Foster et dans une mise en scène de Daniel Mesguich (décors et costumes de Mauro Pagano). L’œuvre est entrée au répertoire de l’Opéra Bastille en 2005, dans une mise en scène de Gilbert Deflo (décors et costumes de William Orlandi) dirigée par Sylvain Cambreling.

 

 

 

 

 

Serguei Prokofiev, né le 11 avril 1891 à Sontsovka (Ukraine), mort le 5 mars 1953 à Nikolina Gora, près de Moscou. Après des études au Conservatoire de Saint-Pétersbourg sous la direction, entre autres de Rimski-Korsakov, Prokofiev fréquente, comme pianiste-compositeur, les « Soirées de Musique Contemporaine », où son style novateur, radical, volontiers provocant s’affirme déjà dans son Premier Concerto pour piano, sa Deuxième Sonate et surtout son Deuxième Concerto (1913). En 1915-1916, il écrit l’opéra Le Joueur, d’après Dostoievski, et un ballet commandé par Diaghilev, Ala et Lolly (qui deviendra la Suite scythe). Mais en 1917, en dépit de son tempérament révolutionnaire, il quitte la Russie et part pour les Etats-Unis, via le Japon. Pendant dix ans, il partage sa vie entre les USA, la France et l’Allemagne. Cette période voit la composition d’opéras (dont L’Ange de feu en 1920-1927), de ballets (Chout en 1920, Le Pas d’acier en 1927 et Le Fils prodigue en 1929), d’œuvres symphoniques (Deuxième et Troisième Symphonies en 1924 et 1928). En 1927, toutefois, il se réinstalle progressivement en URSS, où il prend la citoyenneté soviétique et devient, avec Chostakovitch, le compositeur officiel le plus en vue. Sa productivité s’intensifie encore : ballet Roméo et Juliette, musique pour les films Lieutenant Kijé et Alexandre Nevski, opéras Siméon Kotko et Les Fiançailles au couvent, concertos pour piano, etc. Pendant la guerre, il est évacué au Caucase, avec d’autres intellectuels soviétiques, où il compose la musique du film d’Eisenstein, Ivan le Terrible, l’opéra La Guerre et la Paix et sa Cinquième Symphonie. Après celle-ci, le succès de nouvelles œuvres comme le ballet Cendrillon est assombri par la publication, en 1948, du fameux « manifeste de Jdanov », qui critique son formalisme (comme celui de nombreux autres compositeurs soviétiques). Les œuvres suivantes (Sonate pour piano et violoncelle, Septième Symphonie, etc.) reflètent un réel effort de dépouillement, mais la mort de Prokofiev passe pratiquement inaperçue, car elle survient à la veille de celle de Staline.

France Télévision met le spectacle à l’honneur cet été

juin 20, 2012 in Actualités/News, Festivals, Spectacles, Evenements, Médias, Opéra-Art Lyrique-Musique Classique by admin boxartist

L’Opéra sera donc mis très à l’honneur sur les chaînes de France Télévisions cet été. Au total plus de 100 heures de programmes. Ah! Quelle belle décision!

Opéra classique, musiques pop, jazz, pièces de théâtre, ces spectacles seront issus de grands festivals Festival d’Avignon, Francofolies, Chorégies d’Orange, et Festival Interceltique.

De plus, la soprano Patricia Petibon va présenter un nouveau programme sur France 2, intitulé « Berlingot ». Elle y recevra des musiciens, des chanteurs, mais aussi des cuisiniers, des comédiens et des comiques.

Dates et événements a retenir:

10 juillet: « La Bohème » de Puccini sera diffusée sur France 2.

Le 24 juillet en direct France 3 diffusera « La Mouette », de Tchekhov, jouée au Festival d’Avignon.

Le 31 juillet, France 3 proposera « Turandot » avec Roberto Alagna.

Le 1er août, « Ladies Night », depuis le Festival de Ramatuelle sur France 2.

Le 6 août, France 3 diffusera la quatrième édition de « Paris Québec sous les étoiles » présentée par Daniela Lumbroso et Stéphane Rousseau.

et bien d’autres dates…

L’Opéra de Paris dans les salles de cinéma

juin 15, 2012 in Actualités/News, Cinéma, Classique, Danse, Opéra-Art Lyrique-Musique Classique by admin boxartist

Quand l’art lyrique et la danse s’invitent au cinéma!

C’est en tous les cas un important accord que viennent de signer l’Opéra National de Paris et les cinémas UGC.

En effet les passionnés de Danse ou d’Opéra pourront assister en direct dans les salles de cinéma aux spectacles proposés par l’Opéra National de Paris.

Ce partenariat concerne cinq opéras et trois ballets. Pres de 26 salles UGC et plus d’une centaine du réseau en France diffuseront en direct les spectacles (sauf: « La Sylphide »). Ces diffusion sont également à échelle mondiale car la société Fra Cinéma est également de la partie, assurant la diffusion mondiale dans plus d’une centaine de cinémas.

Il faut dire que l’Opéra de Paris vient de créer sa propre société de production audiovisuelle le 12 avril dernier. Et c’est l’Opéra de Paris qui distribue ses images et notamment à France Télévision.

Les huit oeuvres au programme de ces retransmissions sont pour les opéras « Les Contes d’Hoffmann », « Carmen », « Falstaff », « Hänsel et Gretel » et « La Gioconda ».

Pour les ballets, il s’agit de »La Sylphide », de « Don Quichotte » et « 3ème Symphonie de Malher ».

Opéra: Cosi Fan Tutte conduit par Jérémie Rhorer

mai 4, 2012 in Actualités/News, Opéra-Art Lyrique-Musique Classique by admin boxartist

 

Così fan tutte est certainement, de tous les opéras, celui où l’érotisme affleure de la manière la plus poignante. Mais pour chacun, cet érotisme recouvre des significations différentes, morales autant que sensuelles, ainsi que la tradition du courant libertin nous l’a enseigné.

Le XIXe siècle avait condamné Così à l’oubli en lui reprochant justement son immoralité. De fait, l’ouvrage est l’un des plus beaux fleurons de ce courant, à l’origine littéraire et français, mais qui gagna rapidement toute l’Europe. Sous des éclairages chaque fois différents, Mozart, tout particulièrement dans sa trilogie réalisée avec son librettiste Lorenzo Da Ponte, ne fait rien d’autre qu’aborder une certaine idée de liberté, idée éminemment politique. Et la revendication d’une liberté individuelle passe inévitablement par l’affirmation d’une sensualité qui peut mettre plus ou moins en péril la cohésion de l’ordre social.

Ce que livre Da Ponte, Mozart le magnifie. Ce qui aurait pu devenir un strict manuel de savoir aimer s’incarne ici dans une trame sonore d’une infinie délicatesse. Jouons avec les sentiments, avec les corps, jouons, mais ne regrettons rien. Voilà bien le message de Così, où les femmes sont misandres autant que les hommes sont misogynes. Cela nous laisse au final un curieux sentiment d’amertume sur la nature humaine, mêlé pourtant d’une impression d’intense jovialité.

 

Così fan tutte

Mozart

Dramma giocoso en deux actes K. 588 (1790)
Livret de Lorenzo Da Ponte

Jérémie Rhorer direction
Eric Génovèse (Sociétaire de la Comédie Française) mise en scène
Valérie Nègre collaboration à la mise en scène
Jacques Gabel décors
Luisa Spinatelli costumes
Olivier Tessier lumières

Camilla Tilling Fiordiligi
Michèle Losier Dorabella
Claire Debono Despina
Bernard Richter Ferrando
Markus Werba Guglielmo
Pietro Spagnoli Don Alfonso

Le Cercle de l’Harmonie
Choeur du Théâtre des Champs-Elysées

mardi 22 mai 19 heures 30

jeudi 24 mai 19 heures 30

samedi 26 mai 19 heures 30

mardi 29 mai 19 heures 30

jeudi 31 mai 19 heures 30

Production Théâtre des Champs-Elysées
Spectacle en italien, surtitré en français
Durée de l’ouvrage 3 heures environ

Opéra: Mozart et La Clémence de Titus à Toulouse

mars 8, 2012 in Actualités/News, Opéra-Art Lyrique-Musique Classique by admin boxartist

 

 

La Clémence de Titus

Opera seria en deux actes, K.621
sur un livret de Metastase adapté par Caterino Mazzolà
créé le 6 septembre 1791 au Théâtre national de Prague

David Syrus Direction musicale
David Mc Vicar Mise en scène et scénographie
Mise en scène réalisée par Marie Lambert
Jenny Tiramani Costumes
Jennifer Tipton Lumières
Bettina Neuhaus Décoratrice associée

Woo-Kyung Kim Tito Vespasiano
Tamar Iveri Vitellia
Anne-Catherine Gillet Servilia
Maite Beaumont Sesto
Paula Murrihy Annio
Andreas Bauer Publio

Orchestre national du Capitole

Chœur du Capitole
Alfonso Caiani Direction

 

 

 

Aprés son passage à Aix en Provence, « La Clémence de Titus » pose son lyrisme au Capitole de Toulouse.

C’est sur la fin de ses jours que Mozart composé cet Opéra.

Mozart concilie avec cet opera seria écrit sur un livret au contenu politique inspiré de Métastase, l’idéal classique de beauté formelle, de clarté dramatique et la nouvelle esthétique des Lumières. L’ouvrage écrit en réponse à une commande, destiné à célébrer le couronnement de l’empereur Léopold II comme roi de Bohême à Prague est riche de cette allégorie du souverain bon et miséricordieux, ancrée dans la référence à l’Antiquité.

Cela n’est pas sans évoquer tel drame cornélien, Cinna ou La Clémence d’Auguste, conçu à partir de la même trame.
Le Capitole – celui de Rome, bien entendu – s’enflamme, mais le souverain résiste à l’adversité. La Clémence de Titus peut être perçu telle une leçon d’humanité et de musique, un message ultime de Mozart qui devait quitter ce monde douze semaines après la première.

 

Acte I

Ayant appris que Titus avait l’intention d’épouser Bérénice, Vitellia, qui ambitionne le trône, réclame à son soupirant Sextus le meurtre de l’empereur. Le jeune homme hésite : il prêt à réaliser tous les désirs de Vitellia, mais, pour son malheur, elle lui demande de trahir son ami et bienfaiteur. Faisant taire ses scrupules, il cède pour le prix d’un doux regard. Annius rapporte que l’empereur, cédant à la pression du peuple de Rome, vient de renoncer à la princesse juive, après avoir échangé de tendres adieux. Vitellia ordonne à Sextus de différer l’attentat. Sextus, blessé d’être le jouet de Vitellia, élève quelques protestations craintives, que la jeune femme balaie, insouciante, avant de sortir. Annius, qui désire épouser Servilia, sœur de Sextus, le prie d’intercéder en sa faveur auprès de Titus. Les deux hommes se quittent sur un serment d’amitié.

Des fanfares annoncent l’arrivée de l’empereur, loué par ses fidèles. Cherchant le réconfort de l’amitié, Titus demeure seul avec ses confidents, Sextus et Annius. Pour preuve de son affection, il déclare choisir comme épouse Servilia. Devant les deux jeunes gens atterrés, Titus chante la joie qu’il éprouve à faire le bonheur des autres et charge Annius, désespéré, de porter la bonne nouvelle à l’heureuse élue. Mais Servilia refuse de porter l’hermine impériale ; pas un instant elle n’a songé à renoncer à Annius et les deux amants se jurent fidélité.

Titus paraît. Servilia se jette aux pieds de l’empereur et lui avoue que son coeur appartient à Annius. Touché de cette sincérité, Titus cède à ses voeux.

Entre Vitellia qui, voyant la joie de Servilia, croit à une nouvelle trahison de Titus. Elle fait d’amers reproches à Sextus, qui ne comprend pas ce nouveau revirement, et le presse à nouveau d’accomplir sa vengeance. Résigné, le fer à la main, Sextus implore un dernier regard.

Sûre de sa vengeance, Vitellia apprend par Publius, le chef de la garde prétorienne, et Annius que Titus l’a choisie pour impératrice. Hélas, le crime va s’accomplir et ses remords viennent trop tard. Sur le point de perpétrer l’attentat, Sextus, rongé de doutes, renonce à accomplir son forfait. Mais le Capitole est déjà en flammes, le signe de la révolte est donné. Dans l’effervescence générale, on recherche l’instigateur du complot. Sextus survient, horrifié, croyant l’empereur défunt. Il veut se dénoncer, mais Vitellia l’en empêche. Tous se lamentent.

Acte II

L’empereur a échappé à l’attentat. Ecrasé par le sentiment de sa culpabilité, Sextus confie sa faute à Annius qui lui conseille de racheter sa trahison par une fidélité accrue envers Titus. Vitellia, au contraire, presse Sextus de fuir, car elle tremble pour son honneur et sa vie. Il promet de mourir avec son secret. Publius vient arrêter Sextus. Vitellia réalise ce qu’elle a provoqué.

Le peuple rend grâce aux dieux d’avoir sauvegardé l’empereur. Titus ne parvient pas à comprendre le geste de Sextus. Malgré le discours de Publius, il ne peut ni ne veut croire à la culpabilité de son ami.

Annius vient implorer la grâce de Sextus, qui a été condamné à mort par le Sénat. Effondré, Titus ne peut se résoudre à signer le décret condamnant Sextus sans l’entendre une dernière fois. On amène Sextus. Les deux hommes ne parviennent plus à se reconnaître. Sextus, ne voulant trahir Vitellia, renonce à parler et fait ses adieux à l’empereur, le cœur brisé. Titus ne peut se résigner à l’envoyer à la mort et se décide à l’absoudre.

Annius et Servilia, ignorant les dispositions d’esprit de l’empereur, viennent conjurer Vitellia d’user de son pouvoir sur Titus afin de sauver Sextus. Emue par la grandeur d’âme de Sextus, qui ne l’a pas dénoncée, elle décide de confesser la vérité à l’empereur et fait ses adieux à la vie. Alors que tous sont réunis et que Sextus attend son exécution, Vitellia s’accuse d’être responsable de la conjuration. Bien que bouleversé par cet aveu, Titus octroie une grâce générale. Tandis que Sextus manifeste son repentir, Vitellia, Servilia et Annius célèbrent la clémence de Titus.

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Théâtre du Capitole | Durée : 3h

vendredi 9 mars 2012 à 20h00

dimanche 11 mars 2012 à 15h00

mardi 13 mars 2012 à 20h00

vendredi 16 mars 2012 à 20h00

dimanche 18 mars 2012 à 15h00

mardi 20 mars 2012 à 20h00