« Je boirai du lait quand les vaches brouteront du raisin. »
Toulouse-Lautrec est souvent associé au Montmartre nocturne de la Belle Epoque.
C’est au milieu des années 1880, qu’il s’immergea dans la bohème montmartroise qui lui était alors étrangère. Il devient à la fois spectateur et acteur de cet univers. Il excelle dès lors à en saisir l’essence picturale et l’étrange beauté jusqu’à son décès en 1901.

Ses sujets de prédilection étaient alors les divertissements de Montmartre – bars, cafés-concerts, théâtres, cirques – et les scènes de maisons closes qu’il fréquentait assidûment. Par son acuité particulière à observer, à saisir dans l’instant une physionomie ou un geste furtif, il dressa un véritable panorama de ce monde du plaisir et du spectacle – en scène et hors scène – et de ses acteurs – chansonniers, diseuses, comédiens, équilibristes, clowns ou spectateurs clairement identifiés.

Au début de sa carrière il peignit quelques nus masculins comme exercices, mais ses meilleurs nus représentent des femmes. En général il préférait partir d’ébauches, mais beaucoup de ses nus doivent avoir été faits d’après nature. D’habitude ses modèles ne sont pas de belles jeunes filles, mais des femmes qui commencent à vieillir.
Pour peindre ce genre de tableaux il s’inspirait d’Edgar Degas.

Il ne cessait de dessiner : quelques dessins sont des œuvres en eux-mêmes, mais beaucoup sont des ébauches pour des peintures ou des lithographies. Quelquefois ses dessins ressemblaient à des caricatures qui, en quelques traits, rendaient un geste ou une expression ; pour les réaliser il employait divers moyens (crayon, encre, pastel et fusain).
On le considérait comme « l’âme de Montmartre », le quartier parisien où il habitait. Ses peintures dépeignent la vie au Moulin Rouge et dans d’autres cabarets et théâtres montmartrois ou parisiens,il peint Aristide Bruant ainsi que dans les maisons closes qu’il fréquentait (et où peut-être il contracta la syphilis).


Trois des femmes bien connues qu’il a représentées étaient Jane Avril, la chanteuse Yvette Guilbert, et Louise Weber, plus connue comme La Goulue, danseuse excentrique qui créa le « cancan ».

Alcoolique pendant la plus grande partie de sa vie d’adulte, il entra dans un sanatorium peu avant sa mort à Malromé, la propriété de sa mère, à la suite de complications dues à l’alcoolisme et à la syphilis, à près de 37 ans. Il est enterré à Verdelais (Gironde) à quelques kilomètres de Malromé.

