Léonard de Vinci: peintre et artiste visionnaire.

juillet 22, 2008 in Beaux-Arts du Spectacle by admin boxartist

Léonard de Vinci n’a réalisé qu’un seul portrait masculin dans toute sa vie. C’est en 1490 qu’il peint un musicien: Franchino Gaffurio
Ce musicien composa en grande partie des messes et des motets destinés à la cathédrale de Milan.


Portrait d’un musicien


études pour le portrait d’un musicien

C’est le 15 Avril 1452 dans un petit village de Toscane, à l’ouest de Florence, naît le fils d’un riche notaire florentin et d’une paysanne : Léonard Di Ser Piero Da Vinci. Il est élevé par son grand père paternel et consacre la plupart de son temps à jouer dans la nature et à observer.

En 1460, la famille De Vinci s’installe à Florence où Léonard, âgé alors de 8 ans, reçoit une solide éducation.
Léonard entre comme apprenti dans l’atelier Florentin de Andréa Del Verrocchio avec comme compagnons de travail: Botticelli, Le Peruguin et Domenico Ghirlandaio.
Après un an passé au nettoyage des pinceaux et autres basses besognes, son maître l’initie à la préparation des couleurs, la décoration, la gravure, la peinture des retables et des fresques ainsi qu’à la sculpture sur marbre et sur bronze.
Durant cette période Del Verrocchio, son maître, est chargé de peindre entre autre, « Le baptême du Christ, à cette occasion il confie à De Vinci ainsi qu’à Botticelli l’exécution d’une partie de l’œuvre.

En 1472, il est accepté dans la compagnie de Saint Luc, la célèbre guilde des peintres Florentins. 4 ans plus tard, Léonard peint sont premier tableau (la madone à l’œillet) et entre dans l’atelier d’Uccelo avec lequel il étudie la perspective, mais aussi la géométrie et toutes les sciences de l’époque. Il accumule à force de travail et de lecture, une somme considérable de connaissances dans divers domaines comme l’hydraulique, l’architecture, l’anatomie et assiste de manière régulière à des réunions de mathématiciens

1478, première commande en tant qu’artiste indépendant: Le retable de la chapelle du Palazzo Vecchio (jamais achevé) puis « La madone Benoit » et le portrait de Ginevra Benchi en 1481

En 1482, le duc de Milan, Ludovic Sforza, l’appelle à son service. Il travaille comme peintre (« La dame à l’hermine », « La vierge aux rocher ») mais aussi comme architecte, décorateur, sculpteur, organisateur de tournois et de bals masqués, publie des essais sur la botanique, l’hydraulique, l’anatomie, la géologie et s’adonne à toutes sortes d’expériences. Sa devise : »l’art n’est qu’une manière de découvrir le monde et de soumettre le savoir à l’expérience »

Léonard devint peu à peu célèbre dans tout l’occident. En 1503, il participe à la commission chargée du choix de l’emplacement du « David » de Michel-Ange. La même année, il prend part à la guerre contre Pise comme ingénieur. Il en retire de nombreux enseignements pour ses futurs travaux « militaires » et reçoit une commande pour la réalisation d’une fresque reproduisant la Bataille d’Anghiari pour le Palazzo Vecchio.

C’est au cour de cette période qu’il peint « La Joconde » et les esquisses de Léda et le Cygne.

Le maréchal de France, Charles d’Amboise, gouverneur de Milan, le prend à son service, et dès l’année suivante c’est Louis XII de France, résidant lui aussi dans la ville, qui lui offre sa protection et l’engage comme « peintre et ingénieur ordinaire ».
Léonard De Vinci réalise pour lui « La statue équestre de Trivulce » qui restera inachevée comme beaucoup de ses oeuvres et une seconde « Vierge aux rocher ».

En 1514, à la demande de Julien de Médicis, Léonard part pour Rome et entre au service du pape Léon X. Il vit au palais du belvédère du Vatican et avec la bénédiction du pape « humaniste », se consacre principalement à ses expériences scientifiques.

François Premier, fasciné et séduit par Léonard De Vinci, l’engage comme « Premier peintre, architecte, et ingénieur du roi » et lui achète plusieurs de ses tableaux pour une somme considérable (dont « la Joconde »).
Le roi installe Léonard au château de Clos-Lucè prés d’Amboise ou ce dernier organise, en l’honneur de son protecteur, fêtes équestres, mascarades et feux d’artifices.

Léonard y finira ses jours paisiblement en se consacrant à des travaux d’architecture pour les châteaux royaux et à la recherche scientifique. Il y mourra le 2 Mai 1519 à l’age de 67 ans et léguera l’ensemble de ses notes techniques à Francesco Melzi, son élève, en espérant qu’elles soient publiées.
Ce n’est que quatre siècles plus tard que le génie de Léonard éclata au grand jour.