Du 19 juillet au 4 août 2012
Carte Blanche à Jean-Paul TRIBOUT.
Premier d’Aquitaine, le plus ancien après Avignon, le Festival des
Jeux du Théâtre de Sarlat compte parmi les plus renommés de
France.
Au cours de son histoire, le Festival s’est attaché à présenter des
pièces du répertoire classique, mais aussi à faire connaître des
oeuvres contemporaines, des créations variées, ainsi que des
spectacles poétiques, musicaux, et des lectures.
Et pour l’été prochain, selon son habitude, toute l’équipe s’est
employée, sous la houlette de Jean-Paul Tribout, à concocter un
programme éclectique qui puisse enchanter tous les publics.
18 spectacles dont une lecture, des rencontres-débats avec le
public, permettent au Festival d’accueillir des artistes confirmés et
de nouveaux talents, comédiens, auteurs et metteurs en scène…
Tous les spectacles sont présentés en plein air.
Les quatre lieux mythiques de Sarlat, la Place de la Liberté, le
Jardin des Enfeus, l’Abbaye Sainte-Claire, le Jardin du Plantier
accueillent pièces classiques et oeuvres contemporaines.
Dans la journée, Sarladais, chalands et touristes, peuvent suivre le
montage des décors et voir répéter les comédiens.
Chaque année, le Festival attire plus de 8.000 spectateurs.

19 juillet 2012
21 h 45 Jardin des Enfeus
A partir de 10/12 ans
ZADIG
de Voltaire
Mise en scène : Gwenhaël de Gouvello
Avec Nassima Benchicou, Alain Carnat, Brigitte Damiens, Renan Delaroche, Gwenhaël de Gouvello, Stephane Douret, Marie Grach, Nicolas Lumbreras, Benjamin Penamaria, Karine Pinoteau, Jean-Benoît Terral, Vincent Viotti et Eric Wolfer.
Compagnie du Catogan
De Voltaire, ce n’est pas le théâtre que l’on retient aujourd’hui, mais les contes. Et, paradoxalement, ces contes sont souvent devenus des oeuvres théâtrales. C’est en Juillet 1747, à Anet, réfugié chez la Princesse du Maine, que Voltaire conçoit la première ébauche de Zadig.
Cette adaptation du conte est un voyage initiatique, une quête du Bonheur. C’est une pièce cocasse, cruelle, féroce, à l’image du texte majeur de Voltaire sur la Destinée, où, avec humour et insolence, il livre ses observations si fines sur les mœurs, ses combats contre l’injustice et la cruauté des hommes.
Zadig, jeune sage oriental de Babylone, naïf, altruiste, découvre la bêtise, l’ignorance et la méchanceté de ses contemporains. Promis maintes fois à la potence, au bûcher ou à la pendaison, il réussit néanmoins, grâce à son intelligence, doublée de sagesse, à se tirer de situations désespérées, en suivant les préceptes de Zoroastre, son guide spirituel.
« Cette pièce propage une frénétique énergie, dans laquelle les comédiens plongent avec une gourmandise manifeste. » (L’Humanité)
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20 juillet 2012
21 h 00 Abbaye Sainte-Claire (Côte de Toulouse)
A partir de 15 ans
AUTOUR DE LA FOLIE
d’Arnaud Denis avec des textes de Maupassant, Flaubert, Michaux, Lautréamont, Shakespeare, Karl Valentin, Francis Blanche…
Mise en scène et interprétation : Arnaud Denis.
Atelier Théâtre Actuel, Les Compagnons de la Chimère et Sylvie Capitaine
« On appelle fous ceux qui ne sont pas fous de la folie commune. » (Oliver Wendell Holmes)
L’interprète est seul en scène, assis sur une chaise. En face de lui, une autre chaise, vide, symbolise la présence d’un médecin qui écoute. « Mon cher Docteur, je me mets entre vos mains, faites de moi tout ce qui vous plaira ». C’est le début de « Lettre d’un fou » de Maupassant, dans laquelle le sujet décrit ses hallucinations, ses angoisses. Puis ce sont les « Mémoires d’un fou » de Flaubert, une oeuvre quasi méconnue, enflammée et violente, écrite à 19 ans. La souffrance mentale continue, à travers des oeuvres de Lautréamont, Michaux, Shakespeare, ou encore Karl Valentin, et même une chanson de Francis Blanche : « Ca tourne pas rond, dans ma p’tite tête ». Les deux chaises sont devenues de plus en plus petites.
Arnaud Denis nous avait présenté un magnifique Scapin. Ce nouveau spectacle… « est dense et fluide à la fois, très émouvant, très étonnant et jamais sinistre… Du très grand théâtre, intelligent et puissant, porté par un artiste remarquable qui a la simplicité des très grands. » (Armelle Héliot – Le Figaro)
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21 juillet 2012
21 h 45 Jardin des Enfeus
A partir de 15 ans
LA PITIE DANGEREUSE
de Stefan Zweig
Mise en scène : Stéphane Olivié Bisson
Avec Maxime Bailleul, Elodie Menant, Roger Miremont, Jean-Charles Rieznikoff et Alice Pehlivanyan.
Compagnie Carinae
Soixante-dix ans après sa mort, l’œuvre de Zweig (« le chouchou du public français », selon L’Express) est toujours autant lue, traduite et appréciée de par le monde.
En 1913, dans une ville de garnison autrichienne, le riche M. Kekesfalva organise un bal costumé en l’honneur de sa fille, Edith, malade. La demoiselle, surnommée L’Hirondelle, y fait la connaissance d’Anton Hoffmiller, jeune lieutenant de cavalerie. Pris de compassion pour elle, l’officier lui tient compagnie et ses visites se succèdent. Edith devient follement amoureuse de lui…
Zweig peint ici, dans son tout premier roman, un monde sur le point de finir en cendres, à la fin de la première guerre mondiale. Il s’attarde sur le sentiment ambigu qu’est la pitié, qu’il décrit comme « une impatience du cœur à se débarrasser le plus vite possible de la pénible émotion qui vous étreint face à la souffrance d’autrui ».
« Un roman devenu pièce de théâtre, grâce à un très beau travail d’adaptation, que l’on voit avec un réel plaisir. » (La Marseillaise)
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http://www.youtube.com/watch?v=e9-LlgjkAIw
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22 juillet 2012
18 h 00 et 21 h 00 Abbaye Sainte-Claire
JOURNEE DES AUTEURS (deux spectacles avec le même billet)
18 h 00 LE JEUNE HOMME A LA CANNE
de Michèle Laurence
Lu par Elodie Menant, Isabelle Gazonnois, Michèle Laurence et Pierre Cachia.
La pièce se passe dans la loge d’un théâtre. Sophie doit jouer le rôle de Marthe dans une adaptation scénique du « Diable au corps ». En proie aux angoisses qui précèdent une « première », l’actrice reçoit la visite d’une femme étrange prénommée Alice. Elle dit être l’inspiratrice du roman. Cette rencontre, qui en entraînera d’autres, toutes aussi insolites, permettra à l’actrice d’investir le personnage.19 h 30 Apéritif et Assiette Périgourdine
22 juillet 2012
18 h 00 et 21 h 00 Abbaye Sainte-Claire
JOURNEE DES AUTEURS (Suite)
21 h 00 DANS LA SOLITUDE DES CHAMPS DE COTON
de Bernard-Marie Koltès
Mise en scène : Patrick Roldez
Avec David Seigneur et Karim Hammiche.
Compagnie Le Théâtre de l’eau qui dort
« Version hors les murs »
La pièce a été écrite en 1985, puis créée en 1987, dans une mise en scène de Patrice Chéreau, au Théâtre Nanterre-Amandiers.
Deux hommes, tels des animaux, se croisent, se tournent autour, se reniflent… D’un côté, une cloche magnifique, qui vit en marge de la société et qui, selon la formule du philosophe Diogène, « cherche un Homme ». De l’autre, un parvenu désenchanté, une « vierge mélancolique » qui cherche un homme ou on ne sait quoi, et dont la violence n’a d’égale que le cynisme.
Dans un monde « où tout est à vendre et tout à acheter », la parole foisonnante dit la solitude moderne, tandis que l’expérience théâtrale, sensible, physique, invite à la fois au sursaut et à l’apaisement. Le public découvre une langue tenue « comme un étalon par la bride », qui recourt à l’imagerie populaire, celle d’un bestiaire simple, comme si Koltès nous invitait à l’alliance moderne du sublime et du grotesque.
« C’est une langue de feu, un frisson de théâtre qui nous sont donnés. » (Les Trois Coups)
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23 juillet 2012
21 h 45 Jardin des Enfeus
A partir de 15 ans
HOMME ET GALANT HOMME
d’Eduardo De Filippo
Mise en scène : Patrick Pelloquet
Avec Loïc Auffret, Jean-Marc Bihour, Jean-Jacques Blanc, Pierre Gondard, Hervé Gouraud, Raphaëlle Lenglare, Yvette Poirier, Gwénaël Ravaux, Hélène Raimbault et Philippe Vermeulen.
Théâtre Régional des Pays de la Loire
« Il est facile d’écrire une comédie engagée. Ce qui est difficile, c’est d’engager le public à l’écouter ». (Eduardo De Filippo – « Leçons de théâtre »)
L’auteur est né à Naples avec le siècle. Mort en 1984, il a parcouru toutes les formes de spectacle : music-hall, théâtre, opéra, cinéma, télévision… Il a écrit en italien et en napolitain, « une belle langue » disait-il. Et, de sa ville natale, il montre les multiples facettes.
Une compagnie d’acteurs faméliques est installée dans un modeste hôtel, à Bagnoli, près de Naples : ils y répètent, cuisinent, font la lessive…
Obsédé par la misère sociale, la méchanceté du monde, le malheur et l’injustice, Eduardo masque son pessimisme sous une veine comique. Il présente des situations burlesques, crée des personnages extravagants, toute une galerie de figures hautes en couleurs, et réinvente une « commedia dell’arte » moderne. Comme Molière en son temps, c’est la société contemporaine qu’il passe au crible.
24 juillet 2012
21 h 00 Abbaye Sainte-Claire (Côte de Toulouse)
A partir de 15 ans
LOVE LETTERS
de A.R. Gurney
Mise en scène et interprétation : Isa Mercure et Gilles Guillot.
Le Théâtre du Barouf
Créée à New-York en 1989, jouée à Paris en 1990 par Anouk Aimée, accompagnée par différents partenaires masculins, la pièce est vite devenue un classique du théâtre contemporain américain.
Phrases griffonnées sur des coins de cahiers d’écolier, lettres d’amour d’adolescents, appels au secours d’adultes en proie au cours journalier des événements, Alexa et Thomas relisent les lettres qu’ils se sont écrites tout au long de leur vie. Ils nous révèlent ainsi leur intimité et la complexité de leurs sentiments. En écho, chaque spectateur peut aussi, derrière les mots, retrouver des signes, des émotions qui ont jalonné son propre parcours. La dimension universelle du sujet et son traitement par l’auteur permettent d’entrevoir, en arrière-plan, les mœurs et les comportements des Américains du XXe siècle, mais aussi, au-delà, les espoirs, les blessures, les questions et les incertitudes qui sont les nôtres aujourd’hui.
« Une correspondance qui devient la matière d’un spectacle simple, émouvant et très vivant ». (Télérama)
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25 juillet 2012
21 h 30 Place de la Liberté
A partir de 10/12 ans
LE BOURGEOIS GENTILHOMME
de Molière
Mise en scène : Laurent Serrano
Avec Claire Barrabès, Clément Beauvoir, Olivier Berhault, Benoît Dallongeville, Elisabeth de Ereño, Isabelle Ernoult, Benoît Urbain, Cécile Leterme, Pascal Neyron, Yoann Parize, Timothée Urbain et Hervé Van der Meulen.
Studio d’Asnières et la Compagnie Laurent Serrano
Respectant l’esprit initial de la comédie-ballet, Laurent Serrano transpose notre M. Jourdain et sa cour dans les années soixante, âge d’or des comédies musicales. Benoit Urbain, son acolyte, a composé la musique d’une dizaine de chansons de Jean-Baptiste Poquelin, qui contribue à renforcer le sentiment de charme et de légèreté du genre, et initialement voulue par Molière. Enfin, la scénographe, Anne Bothuon crée, avec humour, des costumes et un décor façon technicolor, qui montrent tant l’insouciance de la petite clique qui entoure notre bourgeois que la naïveté du personnage dans son habit improbable de Mamamouchi.
Toutefois, il serait hasardeux de ne voir là que mièvrerie et autres guimauves : M. Jourdain ne veut que s’extirper de sa condition sociale, croyant que son argent peut combler son vide existentiel. Sous la légèreté, l’angoisse et l’ivresse du paraître, Molière sait parfaitement qu’il n’est pas de comique sans un soupçon de gravité.
Un Bourgeois Gentilhomme comme Jacques Demy l’aurait souhaité !
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26 juillet 2012
21 h 00 Jardin des Enfeus
CHEZ JEANNE (la jeunesse de Brassens)
autour des lettres, poèmes et chansons de Georges Brassens
Mise en scène : Michel Arbatz
Avec Michel Arbatz et Olivier-Roman Garcia à la guitare.
Michel Arbatz Zigzags & Cie
Sète, une petite ville de province, dans les années 20. Le fils d’un maçon de Castelnaudary et d’une immigrée italienne coule des jours insouciants, entre la maison et la mer. Il baigne dans les chansons et peu lui chaut l’école. « Pour offrir aux filles des fleurs », sans vergogne, à 17 ans, il se mêle à une bande de chapardeurs… Mais une rencontre miraculeuse s’est produite dans son collège : un « prof » hors du commun, amoureux de poésie moderne, Alphonse Bonnafé, réussit à étonner ses élèves : Rimbaud le fait pleurer ! Et le jeune Brassens commence à trouver des mots pour parler de son ciel. Il se met à écrire…
C’est donc un Brassens chanté, dit, joué et raconté que présente le spectacle, à la fois l’œuvre et l’homme, le ciseleur de bijoux populaires et l’humaniste au verbe cinglant. Une mise en scène très simple, qui évoque le dénuement de l’époque, fait vivre deux amoureux de son œuvre, qui racontent, chacun à sa manière, leur passion.
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27 juillet 2012
21 h 30 Place de la Liberté
NORMA JEAN dite MARILYN MONROE
d’après « Blonde » de Joyce Carol Oates
Mise en scène : John Arnold
Avec Aurélia Arto, Myriam Azencot, Philippe Bédorot, Bruno Boulzaguet, Jean-Claude Bourbault, Samuel Churin, Antoine Formica, Jocelyn Lagarrigue, Marion Malenfant, Olivier Peigné, Fabienne Périneau, Maryse Pouhle et John Arnold.
Theodoros Group
Le spectacle est librement inspiré de « Blonde », roman-fleuve de Joyce Carol Oates sur Marilyn Monroe, des écrits de Don Wolfe, des rapports d’autopsie, du F.B.I., de la police du Comté de Los Angeles et des interviews de l’artiste. Et cette année 2012 marque le 50e anniversaire de sa mort.
La pièce, l’histoire de Norma Jean Baker, est écrite pour 5 actrices et 7 acteurs, plus le metteur en scène. Si l’écriture est réaliste, elle doit se lire comme un conte, les partitions de chaque acteur étant le reflet d’un caractère, d’une pensée, d’un désir, d’une thématique, se déclinant à travers plusieurs rôles. La pièce n’est pas seulement l’histoire de la douleur d’une petite fille face à l’abandon, c’est aussi l’évocation d’un rêve américain et, comme l’a dit Arthur Miller, « la rencontre d’une névrose et d’une société de consommation ». Et c’est, à l’image de toute une vie, une tragédie, parsemée de beaucoup de situations cocasses.
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28 juillet 2012
21 h 00 Jardin des Enfeus
A partir de 15 ans
APPARTEMENTS TEMOINS
de Jean-Marc Chotteau
Mise en scène : Jean-Marc Chotteau
Avec Eric Leblanc.
La Virgule, Centre Transfrontalier de Création Théâtrale
Dernier vestige d’une HLM abattue pour faire place à des logements neufs, un mur de boîtes aux lettres livre les mémoires de ses anciens locataires à un homme de théâtre. Les anecdotes de voisinage, les joies et les peines du quotidien expriment les plaisirs de la vie en « collectif », mais en dévoilent aussi parfois les côtés sombres. Eric Leblanc, seul en scène, incarne la quinzaine d’habitants d’un même immeuble et livre, mot pour mot, les témoignages recueillis auprès des populations de quartiers en cours de rénovation.
« Appartements Témoins » fait passer le public du rire aux larmes et révèle que, paradoxalement, les grands ensembles abritent souvent de profondes solitudes.
« Tantôt touchant de tendresse, tantôt émouvant… Eric Leblanc est époustouflant d’humanité. Il porte les témoignages de ces « vrais gens » qui ont tellement de choses à nous dire. » (Christian Vincent – La Voix du Nord)
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29 juillet 2012
21 h 30 Place de la Liberté
A partir de 10/12 ans
CYRANO
d’Edmond Rostand
Mise en scène : Anthony Magnier
Avec Anthony Magnier, Magali Genoud, Clovis Fouin, Julien Jacob, Mikaël Taieb, Gaspard Fasulo, Xavier Legat et Bertrand Kulik.
Viva la Commedia
Cyrano de Bergerac a réellement existé, bien que n’étant pas natif de Dordogne (1619-1655). Féru de sciences et disciple d’Epicure, libertin, bretteur redoutable, il fut romancier et surtout poète. C’est d’ailleurs à lui que Molière emprunte le scène de la galère des « Fourberies de Scapin », comme le rappelle son ami Lebret, dans la pièce d’Edmond Rostand. Celui-ci a fait de Cyrano un héros tragique et attachant, dont la verve et l’épée n’ont d’égales que la longueur de son nez.
Monter Cyrano aujourd’hui relève de l’exploit : 5 actes, 40 personnages, 5 décors colossaux, pour cette pièce aux dimensions monumentales. Viva la commedia utilise son expérience de la commedia dell’arte pour servir toute la fantaisie de ce prestigieux descendant du capitaine Matamore. 7 acteurs et une musicienne incarnent finement, sans jamais quitter la scène, tous les personnages, tout en restant fidèles à la tragédie d’Edmond Rostand.
« Une compagnie à l’enthousiasme communicatif. » (Télérama)
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30 juillet 2012
21 h 00 Abbaye Sainte-Claire (Côte de Toulouse)
A partir de 16 ans
LE BOUTON DE ROSE
de Sophie Accaoui
Mise en scène : Laurent Lévy
Avec Sophie Accaoui.
L.M. Créations
Dans le plus simple appareil scénique d’une table et de quelques livres, une conférencière, docte et tatillonne, expose ses recherches les plus pointues et ses travaux approfondis sur « Le Bouton de Rose », alternant communiqués scientifiques, chansons et poésies. Elle est plutôt bouleversée par son sujet. Elle, si stricte au départ, la voilà lancée dans un exercice épineux : c’est un programme d’étude difficile. Alors, comme elle n’arrive pas à tout dire, elle chante. Et sa conférence, hautement documentée, s’appuie sur les travaux remarquables d’un Voltaire ou d’un Brassens, d’un Boby Lapointe ou d’une Catherine Sauvage, d’un Camille Saint-Saëns ou d’un Boris Vian. La chanson met à jour l’inconscient et vient joyeusement illustrer l’austère propos.
« Délicieuse partition théâtro-ludico-vocale, pétillante et pétulante. » (Froggy’s Delight)
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31 juillet 2012
21 h 45 Jardin des Enfeus
A partir de 15 ans
LE VICAIRE
de Rolf Hochhuth
Mise en scène : Jean-Paul Tribout
Avec Claude Aufaure, Mathieu Bisson, Emmanuel Dechartre, Eric Herson-Macarel, Laurent Richard, Xavier Simonin et Jean-Paul Tribout.
Scène & Public et Sea Art
Selon la tradition catholique, le pape est le vicaire du Christ sur terre. La pièce de Rolf Hochhuth est une fiction pour le théâtre, qui met en question l’attitude du pape Pie XII durant le deuxième guerre mondiale, en particulier à l’égard des Juifs. De nombreux éléments du texte sont tirés du témoignage de Kurt Gerstein, un officier S.S. qui avait essayé, en vain, d’alerter le monde sur l’existence des camps d’extermination.
Jean-Paul Tribout, qui reprend l’œuvre, explique : « Je crois qu’avec un texte et un sujet comme « Le Vicaire », le propos principal de la mise en scène est de faire entendre au mieux toutes les nuances, tous les arguments antagonistes de la pièce, de défendre tous les personnages, d’éviter à toute force la caricature, la dramatisation excessive, le pathos ».
« C’est la trame de la pièce comme mise à nue, interprétée par une solide équipe de 6 comédiens, gravitant autour d’Emmanuel Dechartre, chargé d’incarner Pie XII. » (Jean-Pierre Han – Témoignage Chrétien)
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1 août 2012
21 h 00 Abbaye Sainte-Claire (Côte de Toulouse)
A partir de 15 ans
JOURNAL D’UN CURE DE CAMPAGNE
de Georges Bernanos
Mise en scène et interprétation : Maxime d’Aboville.
Scène & Public
Achevée en 1936, l’oeuvre, qui a obtenu le Grand Prix du Roman de l’Académie Française, est considérée comme un chef-d’œuvre de la littérature française du XXe siècle. Elle a été inspirée, en partie, à Georges Bernanos par les souvenirs de son enfance en Artois.
Un jeune prêtre plein de zèle, confronté à la maladie et à la misère intérieure de ses paroissiens, maladroit et faible en apparence, brûle néanmoins d’une force presque surnaturelle. Ce récit peut toucher des personnes d’horizons très différents. Il nous parle avant tout de l’homme, de sa fragilité et de la force qui peut en naître, de sa joie et surtout de l’espérance. On y entend la voix de l’écrivain, avec son inquiétude, sa véhémence et son esprit d’enfance, tourmenté et joyeux.
« Maxime d’Aboville incarne de manière très subtile ce personnage rempli de doutes et d’angoisses. L’histoire d’une âme naïve, vulnérable et lumineuse, jouée sans pathos ni lyrisme, qui donne envie de relire le chef-d’œuvre de Bernanos. » (Télérama)
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2 août 2012
21 h 45 Jardin des Enfeus
A partir de 10/12 ans
LE PORTEUR D’HISTOIRE
d’Alexis Michalik
Mise en scène : Alexis Michalik
Avec Amaury De Crayencour, Eric Herson-Macarel, Evelyne El Garby Klai, Magali Genoud et Régis Vallée.
Mises en Capsules et la Compagnie les Figaros
Créé aux Béliers à l’occasion du Festival d’Avignon, « Le Porteur d’Histoire » sera à nouveau à l’affiche du Festival 2012. C’est une réflexion sur la part du récit dans nos vies, un récit foisonnant, non linéaire, qui ouvre des tiroirs narratifs et des pistes illimitées, en s’appuyant sur un terreau inépuisable, notre histoire commune. Le spectacle est construit comme un labyrinthique jeu de poupées russes. Un fil d’Ariane est lancé entre les époques, les individus, les langues et les continents.
Seul, le théâtre peut convoquer cet espace-temps, qui a tous les atouts du vraisemblable, pour expliquer l’imagination. Chacun peut espérer repartir avec sa propre histoire et la continuer seul, devenant lui-même, à son tour, un porteur d’histoire.
« Une pièce-feuilleton, digne d’une adaptation cinématographique aussi mordante qu’un Da Vinci Code. » (Rue du théâtre)
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3 août 2012
19 h 00 Jardin du Plantier
Spectacle tout public
MOLIERE MALGRE LUI
d’après « Le Médecin malgré lui » de Molière et les films de « Laurel & Hardy »
de et avec Guillaume Collignon et Jean Hervé Appéré.
Compagnies « Burlesques Associés » et « Comédiens & Compagnie »
Le but était de réunir, dans un même spectacle, la commedia dell’arte, Molière, et le cinéma burlesque américain, ces trois expressions de la farce qui n’ont jamais été dépassées. C’est une longue tradition qui, à partir des masques de Zanni du XVIe siècle, en passant par Sganarelle, Scapin, les clowns anglais ou les vedettes de music-hall, donne lieu à cette prodigieuse explosion comique du XXe siècle, immortalisée par le cinéma.
Le spectacle est scindé en deux parties. La première, inspirée par les films de Laurel et Hardy, en reprend des dialogues, des pantomimes, chansons et danses, accompagnés d’improvisations. La deuxième partie est consacrée au « Médecin malgré lui », auquel s’ajoutent quelques scènes emblématiques du génie moliéresque. Le jeu laisse place à l’improvisation et au contact direct avec le public.
« Molière ne saurait s’indigner d’une interprétation aussi largement plurielle, où l’on retrouve l’essentiel de la farce qui fut et sera toujours le rire de tous. » (La Marseillaise)
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4 août 2012
21 h 45 Jardin des Enfeus
A partir de 10/12 ans
MONSIEUR CHASSE !
de Georges Feydeau
Mise en scène : Jean-Paul Tribout
Avec Jean-Paul Bordes, Emmanuel Dechartre, Jean-Claude Bouillon, Xavier Simonin, Claire Mirande, Marie Christine Letort et Thomas Sagols.
Scène & Public
Georges Feydeau, 1862-1921, successeur de Scribe et de Labiche, dans la tradition du vaudeville et dans les faveurs du public parisien, a régné en maître sur le théâtre comique de son époque. Il est le premier à découvrir un comique né de l’absurde. Les personnages vivent ces situations comme des marionnettes stéréotypées, avec une dose de cruauté qui participe à l’amusement. Résumer la pièce est une gageure impossible. Sachons seulement que le 40, rue d’Athènes, est le siège d’un infernal chassé-croisé entre des hommes et des femmes, source de quiproquos et de courses poursuites. Et ce discret lieu de rencontres « ne recevant que des gens mariés et même quelques-uns ensemble » se transforme en vision de cauchemar pour Dom Juan de pacotille et bourgeoises adultères.
Feydeau lui-même analyse : « Je garde le sérieux et le sang-froid du chimiste qui dose un médicament. J’introduis dans ma pilule un gramme d’imbroglio, un gramme de libertinage, un gramme d’observation. »