Les Ecuyères sont à Chantilly
avril 7, 2012 in Actualités/News, Cirque by admin boxartist
Le nouveau spectacle du Musée Vivant du Cheval vous plonge à l’époque où le Tout-Paris se passionne pour les reines du cirque : les écuyères.
A l’aube du XXe siècle, ces femmes audacieuses osent alors se confronter aux hommes et au public en présentant des numéros équestres de haute-école, appris auprès des meilleurs écuyers.
Ecuyères vous entraîne dans les coulisses de la préparation d’un spectacle : ambiance, stress, querelles de divas rythment les numéros exécutés par les huit cavalières et les trente chevaux et poneys du Musée Vivant du Cheval.
Spectacle à 14h30 :
- Avril : Tous les dimanche 1er, 8, 15, 22 et 29, Lundi 9,
- Mai : Tous les Jeudi 3, 10, 17, 24 et 31, Dimanche 6, 13 et 27, Vendredi 18, Samedi 19 et 26
- Juin : Samedi 2, Dimanche 3, 10 et 17, Tous les Jeudi 7, 14, 21 et 28
- Juillet : Jeudi 12, 19 et 26, Vendredi 13, 20 et 27, Samedi 14, 21 et 28, Dimanche 15, 22 et 29
- Août : Jeudi 2, 9 et 16, Vendredi 3, 10 et 17, Samedi 4, 11 et 18, Dimanche 5, 12 et 19
- Septembre : Dimanche 9, 16, 23 et 30, Jeudi 13, 20 et 27
- Octobre : Tous les Jeudi 4, 11, 18 et 25, Tous les Dimanche 7, 14, 21 et 28
- Novembre : Jeudi 1er et Dimanche 4
Informations supplémentaires au 03.44.27.31.80
Les grandes écuries ont été construites par l’architecte Jean Aubert à la demande de Louis-Henri de Bourbon, septième prince de Condé. La légende raconte qu’il pensait se réincarner en cheval et voulait, par conséquent, des écuries dignes de son rang. Il laissa à la France l’un des chefs-d’œuvre architecturaux du XVIIIe siècle.
Les écuries accueillaient à cette époque 240 chevaux et 500 chiens répartis en différentes meutes pour les chasses quotidiennes qui avaient lieu tout au long de l’année. Louis-Henri, si fier de cette architecture, organisait de somptueux dîners sous le dôme monumental de 28 mètres de hauteur. Louis XV, le futur tsar Paul Ier et Frédéric II de Prusse y soupèrent, accompagnés par les sonneries des trompes de chasse.
La Révolution française sonne le glas de cette époque princière mais les grandes écuries sont miraculeusement sauvées grâce à l’armée qui les occupe. Seules deux statues seront détruites pour utiliser leur plomb dans les baïonnettes : la statue et sa fontaine dans la Cour des chenils ainsi que la Renommée qui surplombait le dôme. Une copie de celle-ci fut reposée deux siècles plus tard en 1989 par Yves Bienaimé qui, par une opération de mécénat, offrit cette statue à l’Institut de France.
A la fin du XIXe siècle, le dernier propriétaire des grandes écuries, le duc d’Aumale, cinquième fils du roi Louis-Philippe, lègue son domaine (château, hippodrome, écuries, forêt, musée Condé..) en 1886 à l’Institut de France à la condition que tout soit maintenu en l’état.



