
Les Musicales du Trophée: c’est un festival de musique avec pour toile de fond le Trophée des Alpes, son parc exceptionnel et son oliveraie, était une opportunité trop extraordinaire pour passer à côté. Le tout dans un village médiéval, La Turbie, surplombant la Principauté de Monaco, à une demi-heure de Nice et à quelques minutes de l’autoroute.
C’est ainsi qu’un petit groupe de mélomanes fanatiques a eu l’idée de rassembler musiciens et interprètes pour donner naissance à ce Festival en l’an 2000.
Pour sa 8ème édition, le Festival connaît un succès grandissant.
Concert du 25 Juillet
l’ensemble “FIGARO” est composé des musiciens suivants:
- Hautbois: Mathieu BLOCH, Fabrice LEIDECKER
- Clarinettes: Marie-B BARRIERE-BILOTE, Jean-Louis DEDIEU
- Cors de basset: Véronique AUDARD-BONCHE, Pascal AGOGUE
- Cors: Patrick PEIGNIER, Didier FAVRE, Bertrand RAQUET, Laurent BETH
- Bassons: Arthur MENRATH, Michel MUGOT
- Contrebasson: Frédéric CHASLINE
L’ensemble “Figaro” perpétue la tradition des ensembles à vent si répandue dans l’Europe centrale au XVIIIe siècle. Ces “harmonies” c’est à dire hautbois, clarinettes, cors,et bassons par paires étaient très populaires et se produisaient souvent en plein air pour interpréter l’arrangement du dernier opéra à la mode.De nombreux compositeurs ont écrit pour cette formation tels Mozart, Haydn, Beethoven, Hummel, Dvorak ou encore Richard Strauss. Les grands opéras de Mozart ont été transcrits pour octuor à vent. L’octuor de base a été élargi pour pouvoir interpréter le programme de ce soir.
Les musiciens de l’ensemble “Figaro” sont tous membres du prestigieux Orchestre Philharmonique de Monte-Carlo.

Orchestre Philharmonique de Monte-Carlo
Programme.
W.A. MOZART Sérénade “Gran Partita” pour 13 instruments à vent K.361 (largo-molto allegro / menuet / adagio / menuet / romance / tema con variazioni / finale)
Ecoutons la Sérénade de Mozart, ici c’est Daniel Barenboim qui dirige
A.DVORAK Sérénade pour vents en Ré mineur op. 44 (moderato quasi marcia /minuetto / andante con moto / finale; allegro molto)
“Tafelmusik” G.P Telemann
Mardi 29 Juillet 2008
21h - Eglise St-Michel
Tafelmusik II- Ouverture-suite en ré majeur (lentement, Vite – Air, tempo giusto - Air vivace - Air, presto - Air, allegro)
Concerto a 4 en la majeur pour violetta, 2 violons et basse continue (Soave - Allegro - Adagio - Allegro)
Ouverture à 7 en ré majeur (Lento, allegro, lento - La trompette - Sarabande - Rondeau - Bourrée - Courante - Gigue)
Tafelmusik II-Conclusion en ré majeur (Allegro - Adagio - Allegro)
Ensemble « La muse de Monaco »
- Eric SPELLER, hautbois - Michel MUGOT, basson
- Matthias PERSSON, Trompette
- Flavio LOSCO, Gianni Battista ERMACORA, Violons - Federico HOOD, alto
- Etienne MANGOT violoncelle et viole de gambe
- Thierry VERA, violone - Camille MUGOT-DRILLIEN, clavecin
L’ensemble est spécialisé dans le répertoire du XVIIe et XVIIIe siècles. Il se propose de restituer les œuvres vocales et instrumentales de l’époque baroque. La forme de l’ensemble s’adapte aux nécessités du répertoire et s’appuie sur un travail commun assuré conjointement par le continuo et les solistes.
« Un Lully connaît la gloire ; un Corelli la louange ; mais seul un Telemann est au-dessus de toute louange »
C’est par ces vers que Johann Mattheson, théoricien, compositeur et critique hambourgeois, connu pourtant pour l’acidité de sa plume, exprimait en 1739 son admiration pour Georg Philipp Telemann. Son oeuvre qui offre une large palette lui permit de toucher un vaste public, du simple amateur au musicien professionnel.
C’était son but et si l’on en juge d’après les préfaces de ses recueils, particulièrement celle du « Fidèle Maître de Musique », ses intentions étaient claires. La musique a pour fonction écrit-il « d’aider son prochain ». Ce point de vue didactique est typique de l’idéal bourgeois de cette époque.
Georg PhilippTelemann publia à Hambourg sa « MUSIQUE DE TABLE, partagé en trois productions » longuement attendue et commandée par 206 souscripteurs de toute l’Europe. C’est avec ce cycle de 1733 qu’il apparaît au sommet de son art : jamais avant, ni après, il n’a su obtenir une unité aussi rigoureuse à travers une diversité extrême, avec un sens aussi aigu de la qualité, de la forme et du contenu. Les chef-d’œuvres s’y succèdent et chaque « production ‘ « (ou cycle) a sa logique propre.
C’est bien « durant le cours du repas» que ce genre de musique de circonstance était joué, servi aux convives comme un délice supplémentaire.
Concert du 30 Juillet 2008 – 21h - Soirée Récital TROPHEE DES ALPES Quatuor YSAYE
- Guillaume SUTRE, Luc-Marie AGUERA, Violons
- Miguel DA SILVA, alto
- Yovan MARKOVITCH, violoncelle
Gabriel FAURE Quatuor en mi mineur opus 121
Allegro moderato – Andante – Allegro
Maurice RAVEL Quatuor en fa majeur
Allegro moderato – Assez vif , Très rythmé – Très lent – Vif et agité
« A mon cher maître Gabriel Fauré »
(dédicace de Ravel pour son Quatuor à Cordes)
Réunir dans un même programme le chant du cygne de Fauré pour cordes seules (il avait excellé plus tôt dans sa carrière dans la composition de Quatuors avec piano) et l’opus de jeunesse de Ravel ne peut procéder d’un simple hasard.
Ces œuvres sont en effet liées, à l’instar de leurs auteurs, par une sorte d’indéfectible affection, puisque Ravel, tout en s’inspirant du sentiment cher à Fauré, s’en démarque rapidement en adoptant un langage qui lui est propre. Et si le second mouvement de son Quatuor (Assez vif), avec son utilisation du pizzicato, peut faire davantage penser à Debussy (lui aussi compositeur d’un seul et unique quatuor à cordes de jeunesse…), l’atmosphère délicate de l’Allegro moderato initial (un peu précieuse par endroits, mais comme sait l’être la Pavane pour une Infante Défunte par exemple) est déjà du « pur Ravel ». Quant au mouvement lent (Très lent) – là encore, Debussy avait une dizaine d’années auparavant placé la barre très haut dans son « Andantino doucement expressif »… - il forme un parfait contraste avec le technique et aérien Vif et agité qui conclut l’œuvre.
Une toute autre lumière baigne le quatuor de Fauré, qui écrivait à son épouse au moment où il composait cette œuvre intime, un an à peine avant sa mort: « C’est un genre que Beethoven a particulièrement illustré, ce qui fait que tous ceux qui ne sont pas Beethoven ont la frousse ! » Quelle modestie de la part de ce musicien de la demi-teinte, et quelle retenue dans ces trois mouvements (Allegro Moderato, Andante, Allegro), un peu comme si Fauré avait eu un avant-goût de la lumière de l’au-delà, apaisé, presque abstrait, un peu comme le Mozart de l’Ave Verum ou du Concerto pour Clarinette. Sans doute J.M. Nectoux a-t-il parfaitement exprimé ce que l’auditeur ressent, lorsqu’il écrit à propos de l’Andante central: « Il n’est rien qui ne soit beau et pur en ce mouvement où jouent de subtiles variations de lumière, de blanc sur blanc en quelque sorte »…
Vendredi 1er août - 21h00 - Trophée des Alpes
Promenade Musicale « Café-Théâtre »
“PIAF - ENTRE OMBRES ET LUMIERES” par Babeth - Chant, accordéon et piano
“PREVERT & IMPREVUS” par La Compagnie “Une petite voix m’a dit”
TANO - One Man Show
Une petite voix m’a dit « PREVERT & IMPREVUS » - Fantaisie musicale - Quand l’amour et ses variations côtoient escargots avinés, journal d’actualités, choristes déchaînées, sitcom télévisé, feuilles mortes oubliées…
Le cocktail est désaltérant !
Des voix lyriques, des chansons et des vers Cosma, Prévert et quelques copains Desnos, Queneau et même Voltaire….. parce qu’ils le valaient bien.
Ces quatre artistes chanteurs, comédiens (Clément Althaus, Oriane Pons, Vanessa Pont et Christelle Thoumelou) revisitent sans a priori les œuvres incontournables du tandem Prévert-Cosma et autres amis.
- Artistes : Clément Althaus, Oriane Pons, Vanessa Pont, Christelle Thoumelou
- Piano : Elodie Velia.

Si EDITH PIAF se racontait,
Se libérait de sa gangue de vinyles et de photographies pour nous faire redécouvrir ses chansons oubliées ou en ranimer d’autres trop usées par les diffusions mécaniques. Pourquoi ces histoires banales écrites avec des mots si simples nous interpellent-elles toujours ? Parce qu’elles ont donné à la chanson populaire la dimension de la tragédie classique. Et Babeth, accompagnée par Sylvie au piano et Franck à l’accordéon, nous parle, comme le renard du Petit Prince, de ces « choses trop oubliées ». Elle réinvente l’évidence d’un message artistique universel. Et une autre Piaf prend corps. Ce n’est bien sûr pas Edith Piaf « inimitable », comme disait Jean Cocteau mais une interprétation empreinte d’une vraie sincérité, de chaleur et d’émotion…
- Babeth, chant
- Sylvie Favre, piano
- Franck Lavogez, accordéon.
TANO “ One man show “
C’est la rage au service du rire - l’envie féconde et farouche de communiquer et un furieux sens de l’observation - à travers des personnages sincères et imprévisibles, Il s’intéresse aux multiples névroses de l’homme.
Le cocktail est explosif !
Un chirurgien amateur au RMI, teinté de zoologie obsessionnelle,
Une esthéticienne provençale au bord du gouffre,
Un chanteur à texte seul contre tous, pirate de la chorégraphie,
Un chasseur nationaliste et mythomane…
Plus que des sketchs, ce qu’il écrit ressemble à de véritables petites comédies.