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Les Chorégies d’Orange

juillet 4, 2012 in Actualités/News, Classique, Opéra-Art Lyrique-Musique Classique by admin boxartist

 

Les chorégies d’Orange se tiendront du 07 au 30 Juillet

 

Les Chorégies d’Orange sont aujourd’hui le plus ancien festival français puisqu’elles datent de 1869. Mais elles ont su, au fil des ans, conserver toute leur originalité : par le nom qu’elles portent, issu du grec « choreos », qui les rattache ainsi à la tradition gréco-latine ; par le lieu dans lequel elles se déroulent chaque été : un Théâtre Antique parfaitement conservé, d’une capacité d’accueil de 8600 personnes et qui a le privilège d’avoir conservé son « Mur », garantie d’une acoustique exceptionnelle ; par la vocation lyrique et musicale qu’elles se sont données et qui leur permet d’être à la tête des grands festivals français et d’avoir une incontestable réputation internationale.

La première représentation eut lieu en 1869 avec un opéra de Mehul, « Joseph ». La vocation du Théâtre Antique consista alors à promouvoir les auteurs dramatiques français de l’époque et à retourner aux sources des grandes tragédies gréco-romaines. La vocation lyrique et musicale du Théâtre Antique deviendra prépondérante en 1971, avec la création des « Nouvelles Chorégies », qui connurent aussitôt un immense succès. Tous les grands noms de l’art lyrique s’y sont produits, conférant à ce lieu scénique idéal un prestige international qui n’a, depuis, cessé de se confirmer chaque année.

Le Théâtre antique

 

Le Théâtre Antique d’Orange est l’un des plus beaux monuments français, témoignage de l’époque romaine. C’est le seul édifice du genre ayant conservé son mur acoustique. Ses dimensions sont imposantes : 103 mètres de long, 37 mètres de haut, 1,80 mètre d’épaisseur. La scène mesure 65 mètres de long, avec toutefois une utilisation optimale à 47 mètres. La profondeur oscille entre 12 et 16 mètres. Après la chute de l’Empire Romain, le monument fut abandonné comme lieu de spectacle. En 1562, il fut même transformé en refuge pour la population. Ce n’est qu’au début du XIXe siècle qu’on entreprit entreprit de le restaurer et qu’on en reconstitua les gradins.

 

 

Voici le programme:

Puccini

La Boheme

Opéra en quatre actes
Livret de Giuseppe Giacosa et Luigi Illica
d’après le roman Scène de la vie de bohème d’Henri Murger
(Editions musicales Ricordi)

Samedi 7 juillet à 21h45
report, en cas de mauvais temps, au dimanche 8 juillet à 21h45

Mardi 10 juillet à 21h45
report, en cas de mauvais temps, au mercredi 11 juillet à 21h45

Durée du spectacle : 2h30
Direction musicale Myung Whun Chung

Mise en scène Nadine Duffaut
Scénographie Emmanuelle Favre
Costumes Katia Duflot
Eclairages Philippe Grosperrin

 

Mimi Inva Mula
Musetta Nicola Beller-Carbone*

Rodolfo Vittorio Grigolo
Marcello Ludovic Tézier
Colline Marco Spotti*
Schaunard Lionel Lhote*
Benoit Lionel Peintre
Alcindoro Jean-Marie Fremeau
Parpignol Jean-Pierre Lautré

 

Orchestre Philharmonique de Radio France
Chœurs d’Angers-Nantes Opéra,
de l’Opéra-Théâtre d’Avignon et des Pays de Vaucluse,
et de l’Opéra de Toulon Provence-Méditerranée

Maîtrise des Bouches-du-Rhône

* pour la première fois aux Chorégies

L’opéra de Giacomo Puccini, La Boheme, monté en 2005 pour la première fois au Théâtre Antique d’Orange, fut créé au Teatro Regio de Turin en 1896. Le livret en avait été écrit par Giocosa et Illica, d’après les ouvrages successifs de Murger, Scènes de la Bohème, un feuilleton paru entre 1822 et 1861, puis La Vie de Bohème, une comédie créée en 1849, et enfin le roman publié en 1851, Scènes de la vie de Bohème. En compagnie de ses librettistes, Puccini travailla toute l’année 1895 à l’orchestration de son nouvel opéra, après le triomphe de Manon Lescaut, trois ans plus tôt, sur cette même scène de Turin. L’œuvre nouvelle fut confiée à la baguette d’Arturo Toscanini, un jeune chef promis au plus bel avenir et qui deviendrait un ami sourcilleux du compositeur. Les innovations musicales de Puccini, tant harmoniques qu’orchestrales, hérissèrent la critique qui prédit l’échec de cet opéra. Verdi lui-même, qui saluait en Puccini un musicien novateur, lui fit reproche de certaines hardiesses. Ce fut finalement le public qui fit le succès de cette œuvre où le compositeur ne laissait guère de place aux chanteurs pour en tirer un succès personnel. De fait La Boheme est à prendre dans sa globalité.

Cet opéra, populaire entre tous, conte l’histoire d’un petit groupe d’artistes bohèmes et désargentés qui partagent la même mansarde, sous les toits du Paris. Au premier acte, c’est le soir de Noël, le peintre Marcello, le poète Rodolfo et le philosophe Colline s’efforcent de ranimer le feu du poêle qui s’éteint lorsqu’apparaît le musicien Schaunard qui a gagné de quoi célébrer dignement le Nouvel An. Ils éconduisent leur logeur Benoit et se rendent au Café Momus pour faire bombance, à l’exception de Rodolfo qui doit achever un article de journal. Survient la cousette Mimi venue demander du feu pour sa bougie, qui s’évanouit, épuisée de fatigue entre les bras de Rodolfo. Ils se content leur vie et s’avouent leur amour mutuel naissant. L’acte suivant se déroule dans un climat de fête au Café Momus où les bohèmes retrouvent Musetta qui fut la maîtresse de Marcello et qui est ce soir accompagnée d’un vieux beau, Alcindoro, à qui les artistes laissent le soin de régler la note du festin, tandis que Musetta reconquiert les faveurs de Marcello. L’acte III se situe durant cet hiver à la Barrière d’Enfer où Mimi confie à Marcello que la vie avec Rodolfo, d’une jalousie maladive, est difficile. Celui-ci, sachant Mimi atteinte de phtisie, souhaiterait la voir s’éloigner et adopter un mode de vie plus agréable, comme il le dit à Marcello qui le morigène. Mimi et Rodolfo vont se séparer, tandis que Marcello et Musetta se chamaillent. Le dernier acte voit Rodolfo et Marcello évoquer leurs maîtresses perdues. Ils sont bientôt rejoints par Schaunard et Colline, comme eux dans la misère. Mais voici que surgissent Musetta et Mimi, mourante. Musetta et Colline partent vendre, qui ses bijoux, qui son manteau, pour payer un médecin. Mais Mimi meurt dans les bras de Rodolfo, son amant retrouvé.

Philippe Gut

 

 

Mozart

Requiem

en ré mineur, KV 626

Vendredi 13 juillet à 21h45

Durée du concert : 1h15
Direction musicale Myung Whun Chung

Solistes
Patrizia Ciofi, soprano
Nora Gubisch*, alto
Topi Lehtipuu*, ténor
Gunther Groissböck*, basse

Le concert se terminera par l’Ave Verum Corpus

Orchestre Philharmonique de Radio France
Chœur de Radio France

* pour la première fois aux Chorégies

En juillet 1791, Mozart reçut à Vienne un mystérieux visiteur qui lui demanda de composer pour son maître un Requiem. Ce commanditaire était le comte Franz von Walsegg-Stuppach, un aimable excentrique qui avait l’art de s’approprier des musiques écrites par d’autres et qui souhaitait en l’occurrence honorer la mémoire de sa jeune épouse défunte. Après un voyage à Prague au cours duquel il composa La Clemenza di Tito à l’occasion du couronnement de l’Empereur Léopold II, puis, de retour à Vienne, Die Zauberflöte (La Flûte Enchantée) et le Concerto pour clarinette, Mozart reprit au début du mois d’octobre le Requiem esquissé durant l’été et sur lequel il travailla jusqu’à ce que la maladie l’obligeât à s’aliter le 20 novembre. Il mourut le 5 décembre et le Requiem fut achevé par un de ses élèves, Franz Xavier Süssmayr, et un ami de Haydn, Joseph Eybler. Il fut exécuté, à Vienne d’abord en 1792, sous le nom de Mozart, tandis que le comte von Walsegg le faisait jouer dans sa chapelle le 14 décembre 1793 en s’en attribuant la paternité.

Cette Messe des morts en ré mineur, K.626, composée d’éléments qui ressortent du style savant, de l’opéra et de la franc-maçonnerie, est d’une cohésion remarquable, nonobstant le caractère inachevé de l’œuvre ; mais les indications données par Mozart à son élève Süssmayr d’une part, et le talent d’Eybler d’autre part, leur ont permis de conférer au Requiem cette dimension universelle qui en fait un chef-d’œuvre absolu.

L’Ave verum corpus, en ré majeur, K.618, aussi connu et célèbre que le Requiem, fut composé quelques semaines auparavant pour la Fête-Dieu de juin 1791. Dans la version originale, le chœur est accompagné par les violons, les altos, la basse et l’orgue. Le texte, qui n’appartient pas à la liturgie et que nombre de compositeurs germaniques ont mis en musique, est tiré d’un manuscrit que possède le monastère de Reichenau ; cette courte page est généralement jouée au cours de la messe catholique après l’Élévation. C’est une imploration d’une extrême simplicité sur le plan musical, adressée par le chrétien à son Sauveur sur la croix, traduisant l’angoisse résignée de l’homme face à la mort.

Philippe Gut

 

Cathédrale Notre-Dame d’Orange

Rossini

Petite Messe Solennelle

en la

Vendredi 20 juillet à 21h30

Samedi 21 juillet à 21h30

Durée du concert : 1h20

 

Direction musicale Samuel Coquard

Solistes
Amel Brahim-Djelloul, soprano
Isabelle Druet*
, alto
Leonardo Cortellazzi*
, ténor
Nicolas Courjal
, basse

 

Chœur Asmara
* pour la première fois aux Chorégies

 

Parmi les nombreuses œuvres de musique religieuse que composa Rossini tout au long de sa carrière – la plupart étant des pages de circonstance – trois émergent pour leurs grandes qualités musicales et leur inspiration : la Messa di gloria, œuvre de jeunesse qui date de 1820 (Rossini a 28 ans) ; le Stabat Mater, composé dix ans plus tard et révisé en 1841, enfin la Petite Messe solennelle, œuvre de commande du comte Pillet-Will qui souhaitait l’offrir à son épouse et que le Cygne de Pesaro composa en sa retraite de Passy à Paris en 1863. Des trois œuvres, celle-ci est peut-être la plus originale sur le plan formel et peut apparaître comme le testament musical du compositeur. L’œuvre fut créée en 1864 dans l’hôtel particulier qu’habitait le commanditaire rue de Montcey à Paris en présence d’Ambroise Thomas, de Meyerbeer et d’Auber. C’est une messe écrite pour quatre solistes (soprano, alto, ténor et basse), un chœur mixte, deux pianos et un harmonium. Elle ne fut jouée qu’une fois du vivant de Rossini, qui toutefois, l’orchestra trois ans plus tard, un an et demi avant sa mort. Elle fut créée en public le 28 février 1869 et les deux versions (originale et avec orchestre) furent alors publiées simultanément.

C’est une des œuvres les plus achevées de Rossini, tant sur le plan de la forme extrêmement simple que de l’inspiration mélodique et de la maîtrise musicale. Cette messe est « petite » par les effectifs mobilisés et « solennelle » pour ses marches et ses tempi apaisés ; elle apparaît toute d’intériorité, pétrie d’une profonde ferveur, d’une grande délicatesse et de nuances infinies, sans aucun « forte », faisant dialoguer avec une grande subtilité les solistes et le chœur d’une part, les voix et les trois instruments d’autre part. Elle s’articule en deux parties de durées égales, chacune comprenant sept numéros qui ponctuent la messe de rite catholique. La première partie comprend successivement : le Kyrie-Christe, suivi des six moments du « Gloria » : Gloria, Gratias, Domine Deus, Qui tollis, Quoniam et Cum sancto spirito. La seconde partie débute par les trois moments du « Credo » : Credo, Crucifixus, Et resurrexit ; suivis d’une page purement instrumentale pour l’ « Offertoire » : Preludio religioso, un prélude et une fugue confiés aux pianos et à l’harmonium ; un Ritornello que joue l’harmonium constitue une sorte de prélude au court Sanctus qui suit ; la pièce suivante, O salutaris, est un ajout à la messe traditionnelle et l’œuvre s’achève sur un Agnus Dei au cours duquel l’alto dialogue avec le chœur sur un rythme de marche. Le tout prend fin sur une ample page vocale qui termine sur une note joyeuse et alerte confiée aux pianos.

Philippe Gut

 

Puccini

Turandot

Opéra en trois actes
Livret de Giuseppe Adami et Renato Simoni
d’après Gozzi
(Editions musicales Ricordi)

Samedi 28 juillet à 21h30
report, en cas de mauvais temps, au dimanche 29 juillet à 21h30

Mardi 31 juillet à 21h30
report, en cas de mauvais temps, au mercredi 1er août à 21h30

Durée du spectacle : 2h30
Direction musicale Michel Plasson 

Mise en scène Charles Roubaud
Scénographie Dominique Lebourges
Costumes Katia Duflot
Éclairages Avi Yona Bueno

Turandot Lise Lindstrom*
Liù Maria Luigia Borsi*

Calaf Roberto Alagna
Timur Marco Spotti
Imperator Altoum Chris Merritt*
Ping Marc Barrard
Pang Jean-François Borras
Pong Florian Laconi
Un mandarino Luc Bertin-Hugault*

Orchestre National de France
Chœurs de l’Opéra-Théâtre d’Avignon, de l’Opéra de Nice, de l’Opéra de Toulon Provence-Méditerranée, de l’Opéra de Tours et de l’Ensemble Vocal des Chorégies d’Orange

Maîtrise des Bouches-du-Rhône
* pour la première fois aux Chorégies

 

Drame lyrique en trois actes et cinq tableaux, Turandot, l’opéra inachevé de Puccini, est peut-être l’œuvre la plus ambitieuse du compositeur de La Boheme, Tosca ou Madame Butterfly. Après la création du Trittico au Metropolitan Opera de New York, Puccini était à la recherche d’un nouveau sujet lorsque Renato Simoni, journaliste au Corriere della Sera, proposa d’adapter une pièce de Carlo Gozzi intitulée Turandotte (1762). Max Reinhardt l’avait montée en 1911 à Berlin avec une musique de scène de Ferruccio Busoni qui en fit un opéra créé à Zurich en 1917. Simoni fut chargé de l’adaptation en compagnie de Giuseppe Adami, collaborateur de Puccini pour ses récents opéras. Avant que d’entreprendre la composition musicale de l’œuvre, le musicien étudia avec le plus grand soin la musique chinoise pour demeurer au plus près de l’esprit de l’Empire du Milieu. Comme toujours chez Puccini, la genèse de son opéra fut laborieuse, ses librettistes faisant les frais de ses sautes d’humeur et de ses doutes. Fin 1922, les deux premiers actes étaient quasiment achevés alors que s’étaient déjà faites sentir, chez Puccini, les premières douleurs à la gorge qui se révéleraient bientôt être un cancer ; le troisième acte était très avancé : restait à composer le duo final que Puccini voulait être l’équivalent du grand duo du deuxième acte de Tristan und Isolde de Richard Wagner ! Parti pour Bruxelles afin d’y subir une radiothérapie, Puccini ne survécut pas au traitement et mourut le 29 novembre 1924, laissant son ultime chef d’œuvre inachevé. Le jeune compositeur italien Franco Alfano fut chargé d’écrire la fin du troisième acte, mais lors de la création de l’œuvre sous la baguette de Toscanini à la Scala de Milan le 26 avril 1926, le maestro posa sa baguette à la mort de Liù, là où le compositeur avait posé sa plume. Le lendemain, Turandot fut joué intégralement avec le duo et le tableau final composés par Alfano. Après avoir fait le tour du monde, Turandot fut monté aux Chorégies d’Orange en 1979, 1983 et 1997.

À l’origine de ce « conte chinois », un orientaliste français, Pétis de La Croix, ambassadeur de Louis XIV au Moyen-Orient, qui rapporta de ses séjours lointains des contes et légendes (1710). Ils inspirèrent après lui maints littérateurs ou hommes de théâtre parmi lesquels Carlo Gozzi qui fit de l’un d’eux une « fiaba cinese teatrale tragicomica » (Turandotte) qu’adapta en allemand Schiller, traduit à son tour en italien par Andrea Maffei. Puccini et ses librettistes eurent connaissance de ces diverses versions qu’ils synthétisèrent. Le livret raconte donc l’histoire de Turandot, la cruelle princesse de Chine, fille de l’empereur Altoum. Marquée par le souvenir du viol suivi de l’assassinat de son aïeule, elle a les hommes en horreur. Elle doit toutefois se marier, mais elle y met une condition : son futur époux devra résoudre trois énigmes qu’elle lui soumettra, faute de quoi le prétendant sera décapité ; c’est précisément ce qui arrive au Prince de Perse qui fut un candidat malheureux. Lors d’une bousculade devant le palais impérial, le prince Calaf retrouve son père Timur, roi déchu des Tartares, renversé naguère par l’Empereur de Chine ; il est guidé par une jeune esclave Liù ; tous trois sont là incognito. Alors que le Prince de Perse est conduit à l’échafaud, paraît la Princesse Turandot dont la beauté éblouit Calaf qui décide de demander sa main et de concourir à son tour. Les ministres Ping, Pang et Pong tentent en vain de le dissuader, tout comme son père et Liù, secrètement amoureuse de Calaf. La cérémonie des énigmes doit donc se dérouler : le vieil empereur en rappelle les règles qu’accepte Calaf qui résout les énigmes à la grande joie du peuple et des ministres, las de tant de sang versé pour le caprice de la Princesse. Mais celle-ci supplie son père de ne point la donner en mariage à l’inconnu qui propose à son tour une énigme : si la Princesse découvre son nom, il acceptera de mourir ! Sur ordre de Turandot, tout le monde se met à la recherche du nom de l’inconnu et l’on se saisit de Timur et de Liù qu’on a vus à ses côtés et qui savent probablement son nom. Pour éviter que son maître ne soit torturé, Liù avoue connaître seule le nom de l’inconnu, mais, craignant de ne point résister à la torture, elle se poignarde et meurt. Le face à face de Calaf et Turandot qui suit est terrible : Calaf déchire le voile qui masque le visage de la princesse et lui arrache un baiser passionné ; la Princesse fond alors et se laisse aller à un sentiment qui ne peut être qu’amoureux ; Calaf lui dit son nom, que la Princesse, vaincue, révèle à son père et au peuple assemblé. Ce nom est : « amour » !

Philippe Gut

 

Concert Lyrique

 

Lundi 30 juillet à 21h30

Durée du concert : 2h

 

Direction musicale Michel Plasson

Solistes
Diana Damrau*, soprano
Béatrice Uria-Monzon
, mezzo-soprano

Orchestre National de France

 

Programme prévisionnel
Première partie

La Forza del Destino
Ouverture

Don Carlo
Air d’Eboli : « O don fatale »

I Capuleti e i Montecchi
Air de Giulietta : « O quante volte »

La Gioconda
Air de Laura : « Stella del marina »

I Puritani
Air d’Elvira : « Qui la voce… Vien diletto »

Semiramide
Ouverture

Linda di Chamounix
Air de Linda : « Ah, tardai troppo… O luce di quest anima »

La Favorita
Air de Leonora : « O, mio Fernando »

I Capuleti e i Montecchi
Duo Giulietta-Romeo : « Odi tu ?… Vieni, ah ! vieni »

 

Deuxième partie

La Damnation de Faust
Marche Hongroise

La Damnation de Faust
Air de Marguerite : « Amour, d’ardente flamme »

La Sonnambula
Air d’Amina : « Ah, non credea mirarti… Ah, non giunge »

Tosca
Air de Tosca : « Vissi d’arte, vissi d’amore »

Rigoletto
Air de Gilda : « Gualtier maldè… caro nome »

Le Corsaire
Ouverture

Les Troyens
Air de Didon : « Ah, je vais mourir »

Lucia di Lammermoor
Air de Lucia : « Regnava nel silenzio »

Lakmé
Duo Lakmé-Mallika : « Viens Mallika »

 

 

Le programme de ce concert lyrique au cours duquel se produiront deux grandes « dive » de notre temps, la soprano allemande Diana Damrau et la mezzo-soprano française Béatrice Uria-Monzon, sera essentiellement consacré à la musique italienne romantique du XIXe siècle, de Rossini à Verdi et Puccini et de Donizetti à Bellini. Il ne négligera pas pour autant la musique française de cette même époque dont on entendra quelques pages significatives signées Berlioz ou Delibes. Hommage au bel canto italien tel qu’il s’est déployé durant la première moitié du XIXe siècle avec un salut au maître en la matière, Rossini (ouverture de son opera-seria Semiramide). Suivra un florilège d’airs puisés au sein du répertoire lyrique de ce temps qu’illustrèrent brillamment Donizetti (Linda di Chamounix, La Favorita et Lucia di Lammermoor) et Bellini (duo Giulietta-Romeo de I Capuletti e I Montecchi, airs d’Elvira de I Puritani, et d’Amina de La Sonnambula). Plus tard, leurs émules eurent pour nom, Verdi, d’abord représenté par trois œuvres majeures (ouverture de La Forza del Destino, airs d’Eboli de Don Carlo et de Gilda de Rigoletto), puis Puccini (le « Vissi d’arte » de Tosca). Parallèlement, des compositeurs français, tels que Berlioz (avec l’ouverture du Corsaire, la Marche hongroise et l’air de Marguerite de La Damnation de Faust, ou celui de Didon des Troyens) ou Delibes (le célèbre duo Lakmé-Mallika de Lakmé) conférèrent au répertoire hexagonal toute son originalité. Ce sont des œuvres caractéristiques dans lesquelles s’illustrèrent (en les créant) les plus grandes cantatrices, tant italiennes que françaises, qui hantaient alors les scènes lyriques : Giulia et Giuditta Grisi, Giuditta Pasta, Rosine Stolz, Eugenia Tadolini, Hariclea Darclée ou Teresa Brambilla dont on a gardé le souvenir. Côté français, nous retrouvons Hortense Duflot-Maillard, Pauline Mailhac, Marie van Zandt ou Lison Frandin dont la mémoire est parfois moins vive, mais qui marquèrent durablement les rôles qu’elles incarnèrent. Les personnages que campèrent ces « dive » étaient si forts dramatiquement et musicalement que toutes les grandes cantatrices veulent encore les incarner ; pour le plus grand plaisir des « dilettanti » ou plus simplement des mélomanes…

Philippe Gut

 

Pour reserver: http://www.3emeacte.com/choregiesorange/

 

L’Opéra de Paris dans les salles de cinéma

juin 15, 2012 in Actualités/News, Cinéma, Classique, Danse, Opéra-Art Lyrique-Musique Classique by admin boxartist

Quand l’art lyrique et la danse s’invitent au cinéma!

C’est en tous les cas un important accord que viennent de signer l’Opéra National de Paris et les cinémas UGC.

En effet les passionnés de Danse ou d’Opéra pourront assister en direct dans les salles de cinéma aux spectacles proposés par l’Opéra National de Paris.

Ce partenariat concerne cinq opéras et trois ballets. Pres de 26 salles UGC et plus d’une centaine du réseau en France diffuseront en direct les spectacles (sauf: « La Sylphide »). Ces diffusion sont également à échelle mondiale car la société Fra Cinéma est également de la partie, assurant la diffusion mondiale dans plus d’une centaine de cinémas.

Il faut dire que l’Opéra de Paris vient de créer sa propre société de production audiovisuelle le 12 avril dernier. Et c’est l’Opéra de Paris qui distribue ses images et notamment à France Télévision.

Les huit oeuvres au programme de ces retransmissions sont pour les opéras « Les Contes d’Hoffmann », « Carmen », « Falstaff », « Hänsel et Gretel » et « La Gioconda ».

Pour les ballets, il s’agit de »La Sylphide », de « Don Quichotte » et « 3ème Symphonie de Malher ».

Shop Artist: Des vêtements dédiés aux artistes!

mars 18, 2012 in Actualités/News, Arts Graphiques, Beaux-Arts du Spectacle, Border Lines par Paul Adam: Chansonnier, BUZZ ARTIST, Cinéma, Cirque, Classique, Costumes de scène, Danse, Droits des Artistes, Etonnant!, Festivals, Spectacles, Evenements, Films d'animations, Humour, Informations Boxartist, La Boutique des Artistes (t-shirt,polos,pantalons,accessoires...), Le Web de l'artiste, Les Casseroles ... Aïe..., Magie, Maquillage, Médias, Monde, Musique, Notez les Ecoles de Théâtre!, Opéra-Art Lyrique-Musique Classique, Portraits, PRINCESSE SILLY LILY, Réalisation, Theatre by admin boxartist

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