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Archives de la ‘Danse’ rubrique

“Raymonda” au Palais Garnier à Paris

décembre 5, 2008

Sorties: Spectacle pour Noël

Dansé par les danseurs du Ballet de l’Opéra de Paris
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Filmé en 1996 “Raymonda”

Monique Loudières (Raymonda)

Nicolas Le Riche (Jean de Brienne)

Delphine Moussin (Henriette)

Aurélie Dupont (Clémence)

Stéphan Phavorin, Benjamin Pech (Bernard and Béranger)

Ballet en trois actes

Sujet de Lydie Pachkoff et Marius Petipa

Musique de Alexandre Glazounov

Chorégraphie de Rudolf Noureev d’après Marius Petipa

Avec Les Étoiles, les Premiers Danseurs et le Corps de Ballet

Avec ce grand ballet classique, vous pourrez découvrir, ou redécouvrir, une des oeuvres emblématiques du répertoire de l’Opéra de Paris. Cette fantaisie médiévale de Rudolf Noureev, sur le thème de la passion amoureuse, sera présentée au Palais Garnier pendant la période des fêtes de fin d’année. Pur témoignage de virtuosité, la danse est servie par une nouvelle génération d’Etoiles et de Premiers Danseurs qui brille dans ce ballet haut en couleurs et en émotions.

PALAIS GARNIER

PLACE DE L’OPERA

75002 PARIS

Du 01 au 29 décembre 2008
Raymonda par Sylvie Guillem

Philippe Decoufle se met à nu

novembre 23, 2008


crédit: Richard Aujard

Le célèbre cabaret parisien, temple international du “nu chic”, vient d’annoncer lundi la nomination à sa tête du danseur, chorégraphe et metteur en scène français Philippe Decouflé.

Philippe Découflé
envoyé par vodeo

Ce sont les Jeux Olympiques d’Albertville en 1992 qui font connaître au grand public le nom de Philippe Découflé.
A ce moment là, le chorégraphe a 31 ans et du talent à revendre, sa spécialité la danse contemporaine.

Eclectisme et largeur d’esprit sont les maîtres mots de sa carrière.
Très jeune il est formé au mime, avec Isaac Alvarez ainsi qu’au cirque avec Annie Fratellini, puis la danse au Centre National de Danse Contemporaine d’Angers.

En 1983, le jeune danseur créé sa propre compagnie: la compagnie DCA (Diversité, Camaraderie, Agilité). Cette même année il gagne le prix du ministère de la Culture.

Philippe Découflé touche à tout… il réalise des publicités, réalise des clips… Il propose un univers décalé, un look bien spécifique. Découflé apporte une personnalité singulière, une véritable griffe à part.

200 ans après la Révolution Française, c’est Philippe Découflé qui est choisi pour l’organisation de nombreux spectacles ainsi que du défilé… Tout naturellement il enchaînera avec la Cérémonie d’ouverture des JO d’Albertville. Grâce à ce travail, il est reconnu mondialement.

  • 1983 : Vague café
  • 1986 : Caramba
  • 1986 : Codex
  • 1990 : Triton
  • 1992 : Cérémonies d’ouverture et de clôture des Jeux olympiques d’Albertville.
  • 1993 : Petites Pièces montées
  • 1993 : Le P’tit Bal perdu, court-métrage sur la chanson de Bourvil, devenu depuis 2006 le générique de l’émission “Des mots de minuit”
  • 1995 : Decodex
  • 1998 : Abracadabra devenu Shazam !
  • 2003 : Iris
  • 2004 : IIris, évolution de Iris [archive]
  • 2006 : Solo : le doute m’habite où Decouflé renoue seul avec la danse
  • 2006 : Sombrero
  • 2007 : Cœurs croisés
  • 2007 : La Mêlée des mondes, parade d’ouverture de la Coupe du monde de rugby 2007.

La Mélée des Mondes - Saint-Denis 2007
envoyé par ParisEvous

Philippe Découflé - Le p’tit bal perdu
envoyé par Zuger

Edward aux Mains d’Argent au Châtelet

octobre 24, 2008

Hier soir je suis allée au théâtre du Chatelet applaudir: Edward aux Mains d’argent.

Je suis une fan absolue du film de Tim Burton, et de Dany Elfman le compositeur… Sans parler de Johnny Depp au charisme fou. Alors aller au Châtelet découvrir une adaptation dansée de ce qui pour moi est un trésor intouchable n’etait pas gagné…

Et pourtant… J’ai découvert un bijou, un petit bonbon rare…
La mise en scène est simple, soignée, parfaite… sans cabotinage, sans fioriture, sans accessoire inutile et c’est ce qui en fait sa grande qualité. Car Matthew Bourne le Metteur en scène a parfaitement réussi a recréer l’univers onirique de Tim Burton. Il a même complété l’histoire en imaginant le début du conte. Il explique les raisons qui ont poussé ce vieux savant a créé Edward.

Vous avez aimé le film??? Vous aimerez ce ballet.

Spectacle Edward aux mains d’argent: trailer 1
envoyé par edward_lespectacle

Les musiques de Dany Elfman pour cette adaptation scénique ont été complétées par le talent de Terry Davies qui a notamment composé la musique de “Shakespeare In love” et a même reçu un Oscar pour ce travail.

L’histoire:
Edward est différent. Il a des ciseaux à la place des mains… S’il fait peur de prime abord, son coeur est pur, et il est la gentillesse incarnée. Ce personnage est plein de poésie et de tendresse. Il est “adoptée” par une famille, et il tombe fou amoureux de la fille ainée.
Si au début elle se limite à ne voir en Edward que son physique quelque peu spécial…petit à petit la belle n’aura d’yeux que pour la grandeur d’âme et de coeur de ce garçon hors du commun…

Il s’agit ici bien entendu d’un conte, mais chacun se retrouve plus ou moins dans cette histoire “extraordinaire”.
Matthew Malthouse succède à Johnny Depp. Pas facile de prendre la suite d’un acteur de légende. Matthew Malthouse réussit pourtant à nous le faire oublier le temps d’un spectacle.


Matthew Malthouse

Le danseur est beau, il rappelle l’Edward tant aimé du film et pourtant ne lui ressemble pas. Il est différent mais tout aussi poétique.

Sur des ballets s’inspirant du style”West Side Story”, Edward est féérique, beau et efficace. Une belle troupe, un beau spectacle, une réussite.

“Edward Aux Mains d’Argent” est au Châtelet à Paris jusqu’au 3 Novembre.

E.a.M.d’Argent.6
envoyé par amarius13

Maguy Marin à la Biennale de la Danse à Lyon

septembre 27, 2008

CCN Rillieux-la-Pape / Cie Maguy Marin

Lors de la Biennale de la Danse de Lyon la Compagnie Maguy Marin présente une de ses créations: “Turba”. Turba
Pièce pour 11 danseurs - Création 2007
Conception et réalisation : Maguy Marin et Denis Mariotte
Direction artistique : Maguy Marin
Musique : Franz Schubert, Denis Mariotte

Turba est une fresque gigantesque à la beauté.
Turba signifie « une multitude, une grande population, la confusion et le tumulte.
Le texte “De la nature des choses” est du poète latin Lucrèce, pour qui la Nature est une somme infinie dont l’addition des éléments, même les plus infimes, ne sauraient former un tout.
Sur une scène creusée d’étroits couloirs, onze interprètes perruqués, costumés et fardés, sortis d’un film de Fellini ou d’une pièce de Shakespeare, bougent sans bouger, s’immobilisent ou tombent sous l’effet des mots.
Théâtre d’ombre et de figurants, une nouvelle turbulence magistrale de Maguy Marin.

Maguy Marin

Maguy Marin est née à Toulouse, le 2 juin 1951.
C’est au conservatoire de Toulouse que la chorégraphe débute. Elle entre au ballet de Strasbourg et très rapidement à Mudra (Bruxelles).
Elle fait des rencontres déterminantes dans son art… les étudiants acteurs du Théâtre National de Strasbourg, Maurice Béjart , Alfons Goris et Fernand Schirren …
Un devenir qui s’affirme au sein du groupe de recherche théâtrale (Chandra) puis danse trois ans au Ballet du XXe siècle sous la direction de Maurice Béjart


Maguy Marin


Maurice Béjart

En 1978, elle vit encore à Bruxelles. Elle travaille en collaboration avec Daniel Ambash.
Maguy Marin, la créatrice, prend vie. Elle obtient un prix au Concours chorégraphique international de Bagnolet en 1978.

En 1981, c’est l’oeuvre de Samuel Beckett qui l’inspire et qui lui parle: Etre là, sans l’avoir décidé, entre ce moment où l’on naît, où l’on meurt.
May B rend Maguy Marin célèbre auprès du grand public: ce “best-seller de la danse” contemporaine a déplacé les foules lors de plus de 500 représentations en 25 ans.

En 1987 elle fait la connaissance de Denis Mariotte -compositeur- et très vite collabore avec lui.

“Cortex”, “Ay Dios”, “Made in France”, “Waterzooï”, “Ram Dam”, “Soliloque”, “Pour ainsi dire, “Vaille que vaille”, “Quoi qu’il en soit”, “Points de Fuite”, “Les applaudissements ne se mangent pas”, “Ça quand même”, “Turba” …soit 13 créations!

Les créations de Maguy Marin

Yu Ku Ri
1976 - Bruxelles
Théâtre Royal de la Monnaie
Mus: Alain Louafi

Evocation
1977 - Nyon
1er Prix de Nyon
Mus: Lieder de Johannes Brahms chantées par Kathleen Ferrier

Nieblas de Nino
1978 - Bagnolet
1er Prix de Bagnolet
Mus: musiques populaires espagnoles,
Poèmes de Frederico Garcia Lorca

L’Adieu
1978 - Paris
Chor : M. Marin et D. Ambash
Mus : Stephane Dosse

Dernier Geste
1978 - Aix-en-provence
Mus : Jean Sébastien Bach

Puzzle
1978 - Manosque
pour la Cie Michel Nourkil
Mus : Steve Reich

Zoo
1979 - Villeneuve-les-Avignon
Mus : Igor Stravinski

La jeune fille et la mort
4/09/1979 - Italie
Festival de Cremone à Sabioneta
Mus : Franz Schubert

Contrastes
1979 - Lyon
pour le Ballet de l’Opéra de Lyon
Mus : Béla Bartok

Cante
1980 - France
Mus : Chant populaire espagnol & Charlie Haden

Réveillon
1980 - France
Mus : Marino Marini

May B
4/11/1981 - Angers
Théâtre Municipal d’Angers
Mus : Franz Schubert, Gilles de Binche, Gavin Bryars

Babel Babel
26/11/1982 - Angers
Théâtre Municipal d’Angers
Mus : Gustave Mahler, des tubes des années 60

Jaleo
1983 - Paris
pour le GRCOP (Salle Favart)
Mus : musiques flamenco

Hymen
11/07/1984 - Avignon
Mus : Gato Barbiera, Carla Bley, Carl Orff, Don Cherry, Arturo Rayon, Robert Wyatt Cendrillon
29/11/1985 - Lyon
pour Lyon Opéra Ballet
Mus : Serge Prokofiev et bruitages de Jean Schwartz

Calambre
6/12/1985 - Paris
Théâtre de la Ville de Paris
Mus : Arturo Rayon

Eden
12/12/1986 - Angers
Mus : AG. Verdi, The Cure et Public Image Limited

Leçons de ténèbres
26/04/1987 - Paris
pour le Ballet de l’Opéra de Paris
Mus : François Couperin

Otello (Opéra de Verdi)
10/10/1987 - Nancy
Opéra de Nancy

…Des Petits Bourgeois Les sept péchés Capitaux
5/12/1987 - Lyon
pour Lyon Opéra Ballet & la Cie Maguy Marin
Mus : Kurt Weill et Bernard Barras

Coups d’Etats
8/07/1988 - Montpellier
Festival International Montpellier-Danse
Mus : Bernard Barras

Groosland
20/02/1989 - Pays-Bas
pour le Het Nationaal Ballet Amsterdam
Mus : Jean Sebastien Bach

Eh qu’est-ce-que ça m’fait à moi !?”
13/07/1989 - Avignon
Mus : Michel Bertier, Philippe Madile et Jean-Marc Sohier

Cortex
4/10/1991 - Créteil
Maison des Arts de Créteil
Mus : Denis Mariotte

Ay Dios
12/09/1992 - Lyon
Biennale de la Danse de Lyon
pour Kader Belarbi et Wilfried Romoli
Mus : Denis Mariotte

Made in France
26/11/1992 - Pays-Bas
pour Nederlands Dans Theater3 /
La Haye
Mus : Denis Mariotte

Coppelia
16/05/1993 - Lyon
pour Lyon Opéra Ballet
Mus : Léo Delibes

Waterzooï
5/11/1993 - Italie
Théâtre Romolo Valli Reggio Emilia
Mus : Denis Mariotte

Ram Dam
Ram
27/03/1995 - Cannes
Festival de Danse

Dam
12/04/1995 - Fontenay-sous-bois
Biennale de la Danse du Val-de-Marne,
Théâtre Fontenay-sous-Bois
Mus : Denis Mariotte

Soliloque (solo)
18/10/1995 - Paris
Théâtre National de Chaillot de Paris
Mus : Denis Mariotte

Aujourd’hui peut-être
19/11/1996 - Créteil
Maison des Arts de Créteil
Mus : VolApük

Pour ainsi dire (trio) 21/01/1999 - Mulhouse
Filature Scène nationale de Mulhouse
Mus: Denis Mariotte

Vaille que vaille (quartet)
21/01/1999 - Mulhouse
Filature Scène nationale de Mulhouse
Mus: Denis Mariotte

Quoi qu’il en soit (quintet)
23/01/1999 - Mulhouse
Filature Scène nationale de Mulhouse
Mus: Denis Mariotte

Grosse fugue
17/03/2001 - Meyzieu
Espace Jean Poperen de Meyzieu
Mus: Ludwig Van Beethoven

Points de Fuite
7/12/2001 - Cannes
Festival de danse à Cannes
Mus: Denis Mariotte

Les applaudissements ne se mangent pas
6/09/2002 - Villeurbanne
TNP de Villeurbanne,
Biennale de la danse de Lyon
Mus: Denis Mariotte

Ça, quand même
23/03/2004 - Le Mans
L’Espal
Duo de Denis Mariotte et Maguy Marin

Umwelt
30/11/2004 - Décines

Le Toboggan
Mus : Denis Mariotte

Ha ! Ha !
6/04/2006 - Rillieux-la-Pape
au centre chorégraphique national

Cap au pire
6/11/2006 - CND Pantin
dans le cadre du projet A titre provisoire - Triptyque / Association

Turba
26/11/2007 - Cannes
conception M. Marin et D. Mariotte Festival de Danses/ Cannes
Texte : Lucrèce
Mus : Franz Schubert, Denis Mariotte

Vous pourrez applaudir Turbalors de la Biennale de la danse de Lyon:

  • Samedi 27 Septembre 20h30
  • Dimanche 28 Septembre 17h
  • Lundi 29 Septembre 20h30

Le Tango: un chant, une danse.

septembre 13, 2008

Le tango est une danse et un genre musical qui provient des bords de la Río de la Plata et principalement de Buenos Aires, en Argentine à la fin du 19ème siècle.

Le Tango est l’alchimie parfaite entre une danse et un style musical. Il désigne le plus souvent une mesure à deux ou quatre temps plutôt marquée, mais avec un vaste éventail de tempos et de styles rythmiques très différents selon les époques et les orchestres.
Le tango se danse à deux. Ici c’est l’improvisation qui prime, et les deux partenaires marchent ensemble dans une direction improvisée et inconnue.

Le terme tango, a posé bien des problèmes sur sa réelle origine… Il est vraisemblablement originaire de la communauté noire d’Amérique latine issue de l’esclavage. Tango = Endroit où le négrier parquait les esclaves avant l’embarquement.
Le mot existe également dans certains pays africains; il est mentionné dans des documents espagnols pour parler de l’endroit où se réunissaient les esclaves noirs pour faire la fête. Certains disent que le mot proviendrait de l’incapacité des noirs africains à prononcer le mot tambour ou “tambor” en espagnol, et qui se serait transformé en “tango”.

Le Río de la Plata est alors le deuxième plus grand port d’immigration d’Amérique, après New York. Les nouveaux immigrants viennent de toute l’Europe : Italiens (une relative majorité d’immigrants étaient Italiens), Espagnols, Français, Allemands, Polonais, Russes, Ukrainiens, etc…

Les hommes quittaient leur pays en quête de fortune, si bien que la population de Buenos Aires se composaient de 70% d’hommes.

Au tournant du siècle, dans le Río de la Plata, les danses de salon venues d’Europe, mazurkas, scottishs, valses… sont renouvelées et arrangées par les Noirs.

On commence à danser le Tango dans des taudis et des lupanars, si bien que la nouvelle danse est vite associée à l’ambiance des bordels vu que les prostituées et les femmes de chambres sont les seules femmes présentes lors de ces réunions. L’univers très masculin de l’époque amène même les hommes à danser entre eux.

D’ailleurs, le Tango est dansé de façon très “corporelle”, il est provocateur, explicite; c’est une danse très éloignée des moeurs puritaines de la bonne société de le l’époque.

Au début dans les petits orchestres, ce sont la guitare et la flûte qui tiennent le role pricipal, bien avant que ne s’impose progressivement le bandonéon.

Petit à petit le tango d’aujourd’hui va naître du mélange entre la danse des noirs qui métissent leurs danses avec les danses européennes de salons et des Blancs qui singent les figures des noirs pour se moquer d’eux.

Au début du XXe siècle, de nombreux jeunes hommes de bonne famille aimant faire la fete s’approprient le Tango. Mais cette danse est tellement irrespectueuse aux yeux de leur classe que c’est à Paris lors de leurs voyages initiatiques de jeunes bourgeois, qu’ils feront découvrir à la société parisienne cette danse. Très vite, le tango va être adopté par la capitale française.

On recense à la fin des années 40, prés de 600 orchestres de tango tournant à plein régime à travers l’Argentine, avec une concentration d’activité sur le grand Buenos Aires (qui compte 5 millions d’habitants au milieu des années 40).

Al Pacino - Scent of a Woman

Puis le Tango a suivi sa progression, donnant plus de place à la chanson où un homme allait l’incarner dans le monde entier : Carlos Gardel.

Carlos Gardel est né le 11 décembre 1890 à Toulouse, dans le sud de la France. Il s’appelle à l’époque Charles Romuald Gardès, fils de Marie Berthe Gardès. Il arrive à Buenos Aires à l’âge de 2 ans avec sa mère, célibataire de 27 ans, repasseuse de profession, partie du port de Bordeaux pour tenter sa chance dans le Nouveau Monde comme de nombreux immigrés à l’époque. Très rapidement il va devenir chanteur dans les cafés pour gagner quelques pièces de monnaies. On apprécie dès maintenant le timbre de sa voix, et Carlos Gardel parvient très vite à se faire une réputation dans les bars populaires de la capitale Argentine.
En 1911, à 21 ans, il fait connaissance de José Razzano, surnommé “El Oriental” (L’Oriental) en raison de son origine uruguayenne, et avec lequel il va former un duo chantant des chansons créoles.
C’est à cette époque que Carlos va changer son nom par celui qui le rendra célèbre dans le monde entier : Gardel.
En 1912, il enregistre 15 chansons sous le label de Columbia Records, sur lesquelles il s’accompagne lui-même à la guitare. La première de ces chansons s’intitule “Sos mi tirador plateado” qu’il réenregistrera plus tard sous le titre de “El tirador plateado”. Mais son répertoire se compose encore de chansons créoles.

C’est en 1917 qu’il est reconnu comme véritable chanteur de Tango en interprétant la chanson “Mi noche triste” (de Samuel Castriota et Pascual Contursi), étant donné que jusqu’à lors, le tango était surtout musical et sans paroles.

Dans les années 20, Carlos Gardel va amener le tango en Europe, en se rendant célèbre en France et en Espagne.

Le public de Buenos Aires l’a adoré. Il ne lui reste plus qu’à charmer l’Europe. Il fait un triomphe à Madrid puis à Barcelone, où sur les planches du théâtre Goya et du Grand Théâtre des Ramblas il est couronné comme le roi du tango. Le succés se confirme ensuite à Paris, plus éxigente, mais Carlos Gardel va conquérir sans problème le public parisien.

Sa voix pleine de magie va également triomphera plus tard à New York. En 1925, il se sépare de José Razzano, et à son retour en Argentine en 1926 il se consacre presque exclusivement à la chanson.

Entre 1934 et 1935 il part à la conquêtre du marché nord américain et enregistre 2 disques aux Etats Unis. Il chante à la radio et joue dans des films qui auront beaucoup de succés et lui permettront d’étendre sa renoméee sur tout le continent américain en tant que chanteur.
En 1934, Carlos Gardel est à New York pour jouer dans le film “El día que me quieras”. Il fait connaissance d’un jeune argentin de 13 ans qui habite New York et qui joue du Bandonéon : Astor Piazzolla.

Il se lie d’amitié avec ce gamin qui “joue du bandonéon comme un gallego (espagnol)”, selon se que lui confie Carlos Gardel, et Astor Piazzolla lui sert d’interprète, ne connaissant pas l’anglais. La star l’emmène un peu partout et même aux studios de la Paramount où il lui confia le rôle de Canillita (petit vendeur de journaux) dans le film “El día que me quieras”.

A la fin du tournage, Carlos Gardel oraganise une fête avec les argentins et urugayens vivant à New-york, et à la fin de la soirée il demande à Astor Piazzolla de l’accompagner au bandonéon pour chanter “Arrabal amargo”. Les invités présents sont sous le charme et applaudissent à tout rompre le duo.

Il fait ensuite une tournée en Amérique centrale et en Amérique du Sud en 1935, passant par Puerto Rico, Aruba, Curaçao, le Venezuel et la Colombie où le destin va mettre fin de façon tragique à sa vie.

Le lundi 24 juin 1935, l’avion dans lequel il voyage s’écrase près de Medellin en Colombie, et Carlos Gardel meurt au sommet de sa gloire. Il est enterré dans le Cimetière de la Chacarita à Bunos Aires. Sa tombe est visitée par des admirateurs venant des quatre coins du monde.

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