Josef Nadj: Performances à Orléans

février 17, 2009 in Danse by admin boxartist

A peine son spectacle « Entracte » fini sur la scène du Théâtre de la Ville à Paris que le chorégraphe Josef Nadj reprend la scène avec deux performances qu’il présentera à domicile à Orléans: Etc. etc. et Les Corbeaux.

Carte blanche à Josef Nadj au Théâtre d’Orléans

mercredi 18 février 2009 | 20 h 30

jeudi 19 février 2009 | 20 h 30
Théâtre d’Orléans – salle Vitez (réservations au 02 38 62 75 30)

Josef Nadj, est né à Kanizsa en ex-Yougoslavie, actuelle Serbie, en 1957.

Après des études secondaires au lycée des beaux-arts de Novi Sad, il étudie l’histoire de l’Art et de la musique à l’Académie des beaux-arts et à l’université de Budapest. C’est à ce moment là qu’il découvre l’expression corporelle et le jeu d’acteur.

C’est auprès du mime Marceau d’Etienne Ducroux et de Jacques Lecoq qu’il suit une formation dans les années 80.

Larri Leong et Yves Cassati vont l’initier à la danse contemporaine. Avec eux la danse contemporaine flirte avec aikido tai-chi…Il travaille aussi avec François Verret, Catherine Diverrès et Mark Tompkins et participe à quelques-unes de leurs créations.

Sa première compagnie se nomme « Théâtre Jel ». Jel veut dire « Signe » en hongrois. En 1986, il monte sa remière pièce qu’il produit l’année suivante au Théâtre de la Bastille, puis au Théâtre de la Ville à Paris.

Le nom de Josef Nadj est forcémant associé à la danse mais il doit aussi l’être à la photographie qui est devenue en 1989 plus qu’une passion, une véritable activité.

En 1995, Josef Nadj devient directeur du Centre Chorégraphique National d’Orléans.

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Parcours de Josef Nadj

  • 1987 création de sa première pièce “Canard Pékinois”.
  • 1988 “7 Peaux de Rhinocéros”
  • 1989 “La mort de l’Empereur “
  • 1990 “Comedia tempio”
  • 1992 “Les Echelles d’Orphée”
  • 1994 “Woyzeck”
  • 1995 “l’Anatomie du Fauve”
  • 1996 “Le cri du Caméléon” (commande du Centre National des Arts du Cirque)
  • “Les Commentaires d’Habacuc”
  • reprise de”Woyzeck”dans une nouvelle version.
  • 1997 “Le vent dans le sac”
  • 1999 Dans le cadre du “Vif du sujet” au Festival d’Avignon
  • Josef Nadj chorégraphie “Petit psaume du matin” pour Dominique Mercy.
  • “Les veilleurs”
  • “Le temps du repli”
  • 2001 “Les philosophes” et “Petit psaume du matin” (2è partie)
  • 2002 “Journal d’un inconnu”
  • 2003 “Il n’y a plus de firmament” (commande du Théâtre Vidy-Lausanne E.T.E.)
  • 2004 “Poussière de soleils”
  • 2005 “Last landscape”
  • 2006 “Asobu” et “Paso doble”
  • 2008 « Entracte »

Descriptif des deux performances proposées à Orléans:
Etc. etc.

Performance de Josef Nadj, Roger Turner, Sophie Agnel, Phil Minton, Peter Gemza

Etc. etc., la rencontre entre la pianiste Sophie Agnel, le vocaliste Phil Minton, le batteur Roger Turner et les deux danseurs Peter Gemza et Josef Nadj, est placée sous le signe d’Antonin Artaud, de sa volonté de faire du corps de l’acteur un idéogramme ou un hiéroglyphe animé, et de la scène le lieu de jaillissement d’une parole inouïe.

Il s’agit de “creuser” pour faire surgir l’essence ou le “noyau” du signe – sur quoi se fonde l’image et qui la constitue. Mais davantage que le phénomène visible, c’est la qualité de présence des participants, l’intensité de leurs actes, l’énergie dont ils se chargent et qu’ils mettent en jeu dans l’espace-temps de l’improvisation qui importent.
Car, pour Nadj, “l’image, aussi puissante soit-elle, n’est pas suffisante”.
Elle n’est qu’un état passager, une étape provisoire dans cette quête infinie.

Myriam Blœdé
Les corbeaux

Performance de Josef Nadj et Akosh Szelevényi

Les Corbeaux Dans Les Corbeaux, Josef Nadj et Akosh Szelevényi, saxophoniste et poly-instrumentiste, poursuivent leur conversation en se tournant à nouveau vers la nature de leur région natale : comme l’indique son titre, c’est l’observation patiente, minutieuse des corbeaux et, en particulier, de l’instant fugace où ils se posent, où s’opère la transition entre le vol et la marche, qui a nourri cette performance.
Cependant, dans le dialogue danse / musique, un troisième partenaire est invité à s’exprimer, à ”réagir librement”, à faire parler sa voix silencieuse : une peinture noire, brillante, fluide, qui, dans le fil du geste musical et chorégraphique, déposera la trace, témoin ou empreinte, du passage des oiseaux.
Ainsi, par le mouvement dansé auquel il se livre au cours de cette improvisation – un mouvement qui engage progressivement sa main, son visage, son bras, puis son corps tout entier –, l’état que Nadj cherche à atteindre est une préparation au geste pictural.
Où son “devenir-oiseau” se confond avec un “devenir-pinceau”.

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