Le réseau des artistes
et du
divertissement

Vous parcourez les archives de 2008 septembre

Pierre Arditi, Coureau, Lamotte…non vous ne rêvez pas!

septembre 30, 2008 in Theatre by admin boxartist

Comment séduire la femme d’un ami… avec la complicité bien involontaire du mari ? Impossible ?
Eh bien, sur ce thème : le mari, la femme, l’amant, Sacha Guitry nous donne là un chef d’œuvre digne du théâtre de Molière et de Marivaux.
Une de ses pièces les plus drôles, les plus spirituelles, les plus inventives. L’amant (Pierre Arditi) va tendre un piège au couple d’amis (Clotilde Courau et Martin Lamotte) et trouver le moyen de faire partir le mari de son plein gré, en toute inconscience.

A partir du 9 septembre au théâtre Edouard VII, à Paris.

Pierre Arditi enchaîne les rôles. Ce comédien ne connaît ni le chômage, ni l’ennui!

Rien qu’au théâtre cette année il a déjà interprété 3 pièces différentes, avec « Faisons un rêve » qu’il débute à la rentrée…cela fera 4!
Cette même année (toujours 2008) il joue dans 5 longs métrages… Un véritable parcours Olympique!
Certaines fois, il est LE séducteur par excellence, d’autres fois le mari « parfait » avec ses faiblesses attendrissantes.
César du meilleur acteur dans un second rôle pour Mélo, Molière du meilleur second rôle masculin pour la pièce la Répétition ou l’Amour puni, Sept d’or du meilleur comédien pour le téléfilm Le Parfait Amour, César du meilleur acteur pour Smoking / No Smoking, Chevalier de la Légion d’honneur, Officier de l’Ordre national du Mérite!!! Le CV est exemplaire mais il s’est construit sur les bases de la passion et du travail.

C’est au théatre de Cothurne à Lyon que Pierre Arditi débute au côté de sa soeur Catherine, en 1965 dans « L’opéra du monde » d’Audiberti chez Marcel Maréchal.
Il est un des acteurs fétiches de Resnais au même titre qu’André Dussollier ou Sabine Azéma. (« L’amour à mort », Mélo, « Smoking », « No Smoking », « On connaît la chanson », « Pas sur la bouche »).

Il joue avec les plus grands acteurs français mais aussi des plus grands réalisateurs: Bertrand Blier, Benoît Jacquot, Claude Lelouch, Jean-Paul Rappeneau, Costa-Gavras, Gérard Oury, Robert Enrico…

Au théâtre il joue sur les scènes parisiennes une trentaine de pièces et de rôles différents!

Plus dernièrement à la télévision, le 3 novembre 2007, il interprète en direct déjà la pièce de Sacha Guitry, Faisons un rêve, et déjà sur la scène du théâtre Edouard-VII. Mais à l’époque il est aux côtés de Michèle Laroque et François Berléand.

Retrouvez donc Pierre Arditi aux côtés de Clotilde Coureau et de Martin Lamotte dans « Faisons un rêve » mis en scène par Bernard Murat. au théâtre Edouard VII dès le 9 septembre!

Monte-Carlo Magic Stars 2008

septembre 29, 2008 in Magie by admin boxartist

C’est en 1985 qu’est né le Monaco Magic Star. Cet événement est aujourd’hui reconnu mondialement. Chaque année le spectacle est magnifique et attire non seulement les passionnés de magie mais aussi le grand public.


HAN SEOL HUI

En première partie, place à la compétitions, des magiciens de diverses catégories et de pays différents participent au concours pour décrocher la baguette magique d’or ou la baguette magique d’argent.


Michael SZANYIEL

Le jury est présidé par S.A.S. la Princesse Stéphanie ainsi que des personnalités internationales du monde du spectacle.

Leo Nifosi. La piuma incantata

La seconde partie ce sont les Stars de la Magie qui font le spectacle.

Yunke

Le Théâtre Princesse Grace a vu défiler en 16 ans plus de 130 attractions parmi elles: Jeff McBRIDE, Vito LUPO, Dani LARY, Richard ROSS, Paul DANIELS, Ali BONGO, THE PENDRAGONS, BORRA, Greg FREWIN, Marc ANTOINE, Topper MARTYN, Rudy COBY, Joe LABERO, Otto WESSELEY, MYR et MYROSKA, Thierry et Sandrine BOUGLIONE…

Cette année vous pourrez applaudir: Guo JING, Léo NIFOSI, BASTRAKOV, YUNKE, VLAD, Duo ARCADIO, DION, NORMAG, HAN SEOL HUI, Animation Musicale Frank Wilson, Animation extérieure L’ESCADRILLE.

Mercredi 1er octobre à 15 heures
Jeudi 2 et vendredi 3 octobre à 21 heures
Dimanche 5 octobre à 15 heures
Soirée de Gala : samedi 4 octobre à 21 heures avec remise des prix à l’issue de la représentation sur scène.

Programme:

  • Prix du Jury : Baguette d’Or et Baguette d’Argent
  • Prix du Jury Junior : attribué à l’un des artistes participant à l’ensemble de la manifestation (bronze de Kees Verkade)
  • Prix spéciaux : Société des Bains de Mer (environ 500 euros)
  • Yves PIAGET (bijou)
  • Marc KLASSER (objet)

Présentation et animation : NORMAG (France)
Animation musicale : Frank WILSON (Hollande)
Animation extérieure : Compagnie de l’Escadrille (France)


BASTRAKOV

1ère partie : Espoirs de la Magie Internationale en compétition
1. Duo ARCADIO (Espagne) : magie des oiseaux
2. Michael SZANYIEL (France) : magie comique
3. Guo JING (Chine) : magie générale avec des fleurs
4. Léo NIFOSI (Italie) : magie générale avec des plumes
5. DION (Hollande) : manipulation


Guo-Jing

2ème partie (hors concours) :
1. VLAD (Ukraine) : numéro de manipulation comique avec les pieds
2. YUNKE (Espagne) : duo de grandes illusions
3. BASTRAKOV (Russie) : magie générale folklorique
4. HAN SEOL HUI (Corée du Sud) : manipulation CD et DVD

HAN SEOL HUI

A noter que l’affiche a été réalisée par Fabrini. Ci-dessous vous pourrez découvrir quelques- unes de ses oeuvres.

Si vous souhaitez avoir plus de renseignements nous vous invitons à découvrir le site officiel du Festival: http://www.mc-magic-stars.com/2008.html

Les Emo’s

septembre 28, 2008 in Musique by admin boxartist

Le genre emo est une nouvelle mode, un nouveau style, une nouvelle philosophie: Emo signifie « Emotional hardcore »

Et il va falloir faire avec… Chez les ados tout est « emo »: le look, la musique, le mental…

Emo
envoyé par luna99

Et ci-dessous une parodie des « Emos » qui devrait vous faire sourire!

I’m So Emo – Music Video – Watch more free videos

Au niveau du look, pour les filles c’est pantalon ou jupe de couleur plutôt noire et au niveau du haut des t-shirts noirs avec des étoiles, des coeurs brisés, des revolvers…
Pour les garçons le look est androgyne et ressemble étrangement à celui des filles…La mèche des cheveux doit couvrir les yeux.

Le maquillage garçon/fille est très prononcé: crayon noir ou rouge sous les yeux puis crayon ou fair a paupière en desous.

Au niveau de la musique… le style Emo est un sous-genre du punk hardcore.
Un style de musique bien à part qui nous a bien décidé d’écrire sur les Emos…

Leur porte drapeau, les Tokio Hotel…

D’autres groupes sont associés aux Emos…ci-dessous en voici quelques-uns…
Dave Gahan – « Kingdom » (music video – Album Version)…

30 Seconds To Mars

Boys Like Girls

Bright Eyes – At The Bottom Of Everything

Fall Out Boy

From Autumn To Ashes

The Bled

Senses Fail

Taking Back Sunday – Cute without the E

Les Emos sont pacifiques mais certains mouvements incitent au suicide et à la drogue. Bien entendu boxartist est contre cet aspect du sujet.
La vie est un don trop précieux pour la supprimer ou l’abimer par la prise de stupéfiants…
Nous parlons seulement ici de l’artistique dans ce mouvement, qui est, il faut le reconnaître, particulièrement interessant, car il est singulier.
Le style Emo est certainement une mode…mais un mouvement qui prend chaque jour un peu plus d’importance et qui en tous les cas laisse son empreinte sur toute une génération.

Maguy Marin à la Biennale de la Danse à Lyon

septembre 27, 2008 in Danse, Danse Classique by admin boxartist

CCN Rillieux-la-Pape / Cie Maguy Marin

Lors de la Biennale de la Danse de Lyon la Compagnie Maguy Marin présente une de ses créations: « Turba ». Turba
Pièce pour 11 danseurs – Création 2007
Conception et réalisation : Maguy Marin et Denis Mariotte
Direction artistique : Maguy Marin
Musique : Franz Schubert, Denis Mariotte

Turba est une fresque gigantesque à la beauté.
Turba signifie « une multitude, une grande population, la confusion et le tumulte.
Le texte « De la nature des choses » est du poète latin Lucrèce, pour qui la Nature est une somme infinie dont l’addition des éléments, même les plus infimes, ne sauraient former un tout.
Sur une scène creusée d’étroits couloirs, onze interprètes perruqués, costumés et fardés, sortis d’un film de Fellini ou d’une pièce de Shakespeare, bougent sans bouger, s’immobilisent ou tombent sous l’effet des mots.
Théâtre d’ombre et de figurants, une nouvelle turbulence magistrale de Maguy Marin.

Maguy Marin

Maguy Marin est née à Toulouse, le 2 juin 1951.
C’est au conservatoire de Toulouse que la chorégraphe débute. Elle entre au ballet de Strasbourg et très rapidement à Mudra (Bruxelles).
Elle fait des rencontres déterminantes dans son art… les étudiants acteurs du Théâtre National de Strasbourg, Maurice Béjart , Alfons Goris et Fernand Schirren …
Un devenir qui s’affirme au sein du groupe de recherche théâtrale (Chandra) puis danse trois ans au Ballet du XXe siècle sous la direction de Maurice Béjart


Maguy Marin


Maurice Béjart

En 1978, elle vit encore à Bruxelles. Elle travaille en collaboration avec Daniel Ambash.
Maguy Marin, la créatrice, prend vie. Elle obtient un prix au Concours chorégraphique international de Bagnolet en 1978.

En 1981, c’est l’oeuvre de Samuel Beckett qui l’inspire et qui lui parle: Etre là, sans l’avoir décidé, entre ce moment où l’on naît, où l’on meurt.
May B rend Maguy Marin célèbre auprès du grand public: ce “best-seller de la danse” contemporaine a déplacé les foules lors de plus de 500 représentations en 25 ans.

En 1987 elle fait la connaissance de Denis Mariotte -compositeur- et très vite collabore avec lui.

« Cortex », « Ay Dios », « Made in France », « Waterzooï », « Ram Dam », « Soliloque », « Pour ainsi dire, « Vaille que vaille », « Quoi qu’il en soit », « Points de Fuite », « Les applaudissements ne se mangent pas », « Ça quand même », « Turba » …soit 13 créations!

Les créations de Maguy Marin

Yu Ku Ri
1976 – Bruxelles
Théâtre Royal de la Monnaie
Mus: Alain Louafi

Evocation
1977 – Nyon
1er Prix de Nyon
Mus: Lieder de Johannes Brahms chantées par Kathleen Ferrier

Nieblas de Nino
1978 – Bagnolet
1er Prix de Bagnolet
Mus: musiques populaires espagnoles,
Poèmes de Frederico Garcia Lorca

L’Adieu
1978 – Paris
Chor : M. Marin et D. Ambash
Mus : Stephane Dosse

Dernier Geste
1978 – Aix-en-provence
Mus : Jean Sébastien Bach

Puzzle
1978 – Manosque
pour la Cie Michel Nourkil
Mus : Steve Reich

Zoo
1979 – Villeneuve-les-Avignon
Mus : Igor Stravinski

La jeune fille et la mort
4/09/1979 – Italie
Festival de Cremone à Sabioneta
Mus : Franz Schubert

Contrastes
1979 – Lyon
pour le Ballet de l’Opéra de Lyon
Mus : Béla Bartok

Cante
1980 – France
Mus : Chant populaire espagnol & Charlie Haden

Réveillon
1980 – France
Mus : Marino Marini

May B
4/11/1981 – Angers
Théâtre Municipal d’Angers
Mus : Franz Schubert, Gilles de Binche, Gavin Bryars

Babel Babel
26/11/1982 – Angers
Théâtre Municipal d’Angers
Mus : Gustave Mahler, des tubes des années 60

Jaleo
1983 – Paris
pour le GRCOP (Salle Favart)
Mus : musiques flamenco

Hymen
11/07/1984 – Avignon
Mus : Gato Barbiera, Carla Bley, Carl Orff, Don Cherry, Arturo Rayon, Robert Wyatt Cendrillon
29/11/1985 – Lyon
pour Lyon Opéra Ballet
Mus : Serge Prokofiev et bruitages de Jean Schwartz

Calambre
6/12/1985 – Paris
Théâtre de la Ville de Paris
Mus : Arturo Rayon

Eden
12/12/1986 – Angers
Mus : AG. Verdi, The Cure et Public Image Limited

Leçons de ténèbres
26/04/1987 – Paris
pour le Ballet de l’Opéra de Paris
Mus : François Couperin

Otello (Opéra de Verdi)
10/10/1987 – Nancy
Opéra de Nancy

…Des Petits Bourgeois Les sept péchés Capitaux
5/12/1987 – Lyon
pour Lyon Opéra Ballet & la Cie Maguy Marin
Mus : Kurt Weill et Bernard Barras

Coups d’Etats
8/07/1988 – Montpellier
Festival International Montpellier-Danse
Mus : Bernard Barras

Groosland
20/02/1989 – Pays-Bas
pour le Het Nationaal Ballet Amsterdam
Mus : Jean Sebastien Bach

Eh qu’est-ce-que ça m’fait à moi !? »
13/07/1989 – Avignon
Mus : Michel Bertier, Philippe Madile et Jean-Marc Sohier

Cortex
4/10/1991 – Créteil
Maison des Arts de Créteil
Mus : Denis Mariotte

Ay Dios
12/09/1992 – Lyon
Biennale de la Danse de Lyon
pour Kader Belarbi et Wilfried Romoli
Mus : Denis Mariotte

Made in France
26/11/1992 – Pays-Bas
pour Nederlands Dans Theater3 /
La Haye
Mus : Denis Mariotte

Coppelia
16/05/1993 – Lyon
pour Lyon Opéra Ballet
Mus : Léo Delibes

Waterzooï
5/11/1993 – Italie
Théâtre Romolo Valli Reggio Emilia
Mus : Denis Mariotte

Ram Dam
Ram
27/03/1995 – Cannes
Festival de Danse

Dam
12/04/1995 – Fontenay-sous-bois
Biennale de la Danse du Val-de-Marne,
Théâtre Fontenay-sous-Bois
Mus : Denis Mariotte

Soliloque (solo)
18/10/1995 – Paris
Théâtre National de Chaillot de Paris
Mus : Denis Mariotte

Aujourd’hui peut-être
19/11/1996 – Créteil
Maison des Arts de Créteil
Mus : VolApük

Pour ainsi dire (trio) 21/01/1999 – Mulhouse
Filature Scène nationale de Mulhouse
Mus: Denis Mariotte

Vaille que vaille (quartet)
21/01/1999 – Mulhouse
Filature Scène nationale de Mulhouse
Mus: Denis Mariotte

Quoi qu’il en soit (quintet)
23/01/1999 – Mulhouse
Filature Scène nationale de Mulhouse
Mus: Denis Mariotte

Grosse fugue
17/03/2001 – Meyzieu
Espace Jean Poperen de Meyzieu
Mus: Ludwig Van Beethoven

Points de Fuite
7/12/2001 – Cannes
Festival de danse à Cannes
Mus: Denis Mariotte

Les applaudissements ne se mangent pas
6/09/2002 – Villeurbanne
TNP de Villeurbanne,
Biennale de la danse de Lyon
Mus: Denis Mariotte

Ça, quand même
23/03/2004 – Le Mans
L’Espal
Duo de Denis Mariotte et Maguy Marin

Umwelt
30/11/2004 – Décines

Le Toboggan
Mus : Denis Mariotte

Ha ! Ha !
6/04/2006 – Rillieux-la-Pape
au centre chorégraphique national

Cap au pire
6/11/2006 – CND Pantin
dans le cadre du projet A titre provisoire – Triptyque / Association

Turba
26/11/2007 – Cannes
conception M. Marin et D. Mariotte Festival de Danses/ Cannes
Texte : Lucrèce
Mus : Franz Schubert, Denis Mariotte

Vous pourrez applaudir Turbalors de la Biennale de la danse de Lyon:

  • Samedi 27 Septembre 20h30
  • Dimanche 28 Septembre 17h
  • Lundi 29 Septembre 20h30

L’Ecole Supérieure d’Art Dramatique de Strasbourg.

septembre 26, 2008 in Notez les Ecoles de Théâtre! by admin boxartist

Laissez en commentaires votre opinion sur cette école.

Est-ce que vous conseillez ce cours?
Les professeurs sont-ils compétents à vos yeux?
Avez-vous grâce à ce cours trouvé du travail?

L’École Supérieure d’Art Dramatique du Théâtre National de Strasbourg est une école nationale de formation professionnelle placée sous la tutelle du Ministère de la Culture.

Depuis sa création en 1954 par Michel Saint-Denis, la particularité de l’École est double : son existence est indissociable de celle du Théâtre National de Strasbourg, dont elle a toujours partagé les locaux et l’infrastructure ; sa logique pédagogique est celle de l’interdisciplinarité : elle forme au sein d’une même promotion d’élèves des comédiens, des régisseurs et des scénographes. Depuis 2oo1 s’est ajoutée aux formations existantes une nouvelle section : mise en scène/dramaturgie.

Comme l’était dès l’origine le directeur du Centre Dramatique de l’Est, le directeur du TNS est statutairement directeur de l’École : c’est lui qui nomme le directeur des études, avec qui il compose l’équipe pédagogique et le programme de la formation.
Cette situation d’étroite association entre l’École et un théâtre national dirigé par un metteur en scène est évidemment déterminante pour la formation : par leur présence au sein du théâtre, les élèves de l’École se trouvent en contact constant avec la dynamique artistique et l’activité technique du TNS.
La présence d’une troupe de comédiens permanents, de collaborateurs réguliers, d’une équipe technique et administrative engagée dans un projet artistique, contribue à renforcer ces liens, que ce soit par les stages encadrés par les membres de l’équipe artistique ou technique ou par les échanges plus informels qu’induit au quotidien le partage de la vie d’un théâtre. En retour, la présence des élèves et d’une recherche pédagogique dont les résultats sont régulièrement présentés au sein du théâtre enrichit et stimule le projet artistique du TNS.

Les élèves sont recrutés par concours deux années sur trois. Deux groupes, soit environ 45 élèves (dont 24 élèves acteurs), sont donc toujours simultanément présents dans l’École. La scolarité dure trois ans. Elle alterne ou combine des cours hebdomadaires et des périodes intensives d’ « atelier » dirigé par un intervenant. Les élèves scénographes, régisseurs, metteurs en scène et dramaturges effectuent également des stages à l’extérieur de l’École, sur des spectacles créés au TNS ou dans d’autres lieux.

Une partie de l’enseignement est dispensée par des professeurs réguliers – certains permanents au TNS, d’autres intervenant à l’École depuis plusieurs années.
Leur présence garantit un dialogue au quotidien avec les élèves et un suivi sur trois ans de leur parcours. L’autre pan de la formation est confié à des professeurs extérieurs, qui sont associés à l’équipe pédagogique sur une durée de six à huit semaines pour diriger un atelier. Qu’ils soient metteurs en scène, acteurs, scénographes, auteurs, éclairagistes, créateurs son… ce sont tous des artistes en exercice dont l’intervention est conçue en fonction du programme et du parcours de chaque groupe.
Leur pédagogie est le plus souvent directement liée à leur recherche artistique, à laquelle ils associent les élèves dans le cadre de ces ateliers intensifs qui donnent lieu en troisième année à une présentation publique.

La particularité des ateliers de l’École Supérieure d’Art Dramatique du TNS, depuis sa création, est de former simultanément par un travail théâtral commun les comédiens, scénographes et régisseurs d’un même groupe.
Les élèves de toutes les sections sont ainsi amenés à participer ensemble, tout au long de leur scolarité, à une dizaine de projets artistiques très différents, qui leur donnent l’occasion d’expérimenter ce que sera leur place dans la création d’un spectacle. À la formation propre à chaque section s’ajoute ainsi une pédagogie du travail en commun qui est une des marques de l’École du TNS et qui a permis d’y créer une section mise en scène/dramaturgie.

Le projet actuel de l’École est d’asseoir la pédagogie spécifique à chaque section sur une formation théâtrale et artistique large, commune à tous. En même temps que l’élève acquiert les bases de son futur métier, il s’agit de démultiplier sa curiosité et son ouverture vis à vis du travail théâtral sous ses différents aspects.
C’est pour cette raison qu’a été développé un « tronc commun » dès la première année : des cours réguliers où tous les élèves d’un même groupe sont amenés à dialoguer et à collaborer, afin que chacun connaisse le travail des autres pour mieux s’y inscrire. Ainsi, par exemple, les acteurs participent-ils à l’enseignement sur la lumière donné aux autres sections ; ainsi les scénographes et régisseurs sont-ils activement associés à certains cours d’interprétation. Parallèlement, chaque section reçoit des enseignements spécifiques (chant, pratique instrumentale, préparation au jeu, maquettes, dessin technique, administration, etc.).
Et certains cours ou exercices sont proposés à plusieurs sections : les metteurs en scène, les dramaturges, les scénographes et les régisseurs suivent ensemble des cours de régie, de machinerie, de lumière, de son, de vidéo…

L’articulation entre formation générale à l’art théâtral et formations spécifiques à chaque section est l’objectif prioritaire de l’enseignement. Cette articulation nécessite souplesse et cohésion de la part de l’équipe pédagogique : seuls un dialogue et un échange attentifs entre les différents intervenants garantissent que chaque section puisse profiter pleinement du « tronc commun » et des ateliers, en rapport avec ses objectifs propres et la progression des élèves.
Les sections à petits effectifs (scénographie, régie-techniques du spectacle, mise en scène/dramaturgie), où les élèves entrent avec des acquis très divers, réclament en outre un suivi particulier et une réponse adaptée aux besoins de formation individuels. D’où un travail en équipe permanent qui, s’il est formalisé par les réunions pédagogiques de fin de trimestre, a avant tout lieu au quotidien – la vie en commun dans le théâtre des intervenants et des élèves, des professeurs réguliers et de membres de l’équipe artistique du TNS, étant aussi l’occasion d’un dialogue pédagogique et artistique repris jour après jour sur le terrain d’une pratique concrète.

ORGANISATION DES ÉTUDES

FORMATION GÉNÉRALE

Elle comporte, dans le cadre d’un « tronc commun » de première année, des sessions de mise en scène/ interprétation associant activement toutes les sections, ainsi que des enseignements d’histoire du théâtre et de dramaturgie – souvent reliés au contenu des exercices pratiques et des ateliers – qui se prolongent en seconde année.
Certains cours (de jeu, de scénographie, de régie-techniques du spectacle) sont dispensés à plusieurs sections à la fois pour favoriser la compréhension et le dialogue entre les différentes pratiques de la scène.
Des exercices sollicitant l’imaginaire théâtral de chacun sont proposés à l’ensemble du groupe ainsi que de séances de réflexion collective et d’échange sur des spectacles vus ensemble dans différents théâtres de Strasbourg. Les ateliers de deuxième et troisième années permettent aux élèves des différentes sections de se retrouver autour d’un projet artistique conçu pour le groupe et dirigé par un metteur en scène, un acteur, un auteur, un dramaturge…
Le travail se déroule généralement pendant six à huit semaines et donne lieu à quelques présentations ouvertes à l’équipe du TNS et, en troisième année, au public. Pour les élèves, c’est l’occasion de mettre en pratique les connaissances acquises pendant les cours, de découvrir des méthodes de travail différentes (durant leurs trois années de formation, ils rencontrent une dizaine d’intervenants) et d’être confrontés à un premier public. Sur chaque atelier, une enveloppe budgétaire limitée destinée aux éléments de décor, aux costumes, aux accessoires, au matériel lumière et son, est directement gérée par les élèves scénographes et régisseurs.

FORMATIONS SPÉCIFIQUES

Section Jeu
La formation spécifique des acteurs repose sur quatre grands domaines d’apprentissage : le jeu (interprétation, jeu masqué, improvisation, préparation au jeu), le corps (tir à l’arc, danse, tai-chi, etc.), la voix (pose de la voix, chant, lecture, etc.), la musique (initiation musicale, pratique instrumentale).
Sur les trois années de présence à l’École sont abordés différents répertoires dans un souci de diversité et de complémentarité des auteurs et des approches. La plupart des ateliers s’organisent autour de textes écrits pour le théâtre, mais le travail peut aussi s’inspirer plus librement de formes non dramatiques dont il s’agit d’inventer la traduction scénique. En deuxième et troisième année, les cours réguliers (préparation au jeu, chant, pratique instrumentale…) se poursuivent parallèlement aux ateliers.

Section scénographie-costumes
La formation spécifique des scénographes-costumiers articule la formation générale à un apprentissage des outils techniques (maquettes et plans, construction et machinerie, techniques de réalisation de décor, de moulages, d’accessoires ; costumes ; lumières et son…). Elle alterne des phases de recherche personnelle et des exercices pratiques en collaboration avec les élèves metteurs en scène, régisseurs et acteurs : les élèves y expérimentent concrètement la place du scénographe dans la création et la réalisation d’un spectacle. L’enseignement développe l’imaginaire plastique et théâtral en rapport avec la pratique, sous des formes diverses : projets fictifs, réalisations dans le cadre d’exercices collectifs ou d’ateliers dirigés par des intervenants, stages à l’extérieur de l’École… Les ateliers de couture et de construction du TNS participent à la formation.

Section régie-techniques de spectacle
La formation spécifique des élèves de la section leur permet d’acquérir des bases solides en régie, machinerie, construction, et en création son, lumière, vidéo, ainsi qu’en administration et gestion. Les réalisations scéniques auxquelles ils contribuent dans le cadre d’ateliers dirigés par un metteur en scène ou d’exercices avec les autres élèves leur permettent de se former aux différents domaines techniques du spectacle vivant : la succession des exercices et des ateliers donne l’occasion aux élèves d’occuper tour à tour les postes de régisseur, régisseur général, concepteur lumière, son, vidéo… La scolarité comporte des stages sur des spectacles au TNS ou dans d’autres théâtres. La dernière année peut être une année de spécialisation en création son ou en création lumière.

Section mise en scène/dramaturgie
La formation de base des élèves metteurs en scène et des élèves dramaturges croise les disciplines des trois autres sections (ils participent aux cours d’interprétation, aux projets fictifs de scénographie, aux cours de machinerie, de lumière, de son, d’administration et de gestion). Les élèves de la section sont régulièrement réunis entre eux pour des séances de dramaturgie et de réflexion esthétique à partir de leurs travaux en cours et des questions qu’ils soulèvent.
En première année, ils effectuent des exercices de mise en scène avec la participation des élèves acteurs, scénographes et régisseurs, travaux encadrés par les professeurs de l’École. En seconde année chacun des élèves metteurs en scène réalise, avec les élèves des autres sections, et accompagné par l’équipe pédagogique, une mise en scène présentée au sein du TNS. Lors de cette seconde année, les élèves metteurs en scène et dramaturges effectuent aussi des stages sur des créations, le plus souvent à l’extérieur du TNS. Ces stages sont choisis en fonction de leur option (dramaturgie ou mise en scène), et correspondent pour chacun des élèves à un parcours individuel de formation.
En troisième année ils réalisent avec les élèves de leur groupe leur spectacle de sortie, présenté au public du TNS.

ÉQUIPE ET SUIVI PÉDAGOGIQUE

La formation des élèves est menée par le directeur du TNS, les responsables pédagogiques permanents, certains acteurs de la troupe et membres de l’équipe artistique, des professionnels qui assurent les cours réguliers ou des stages spécifiques à chaque section, par des metteurs en scène, comédiens, auteurs… qui dirigent les ateliers. L’équipe technique et administrative du TNS intervient sur des points précis (conseils techniques, réalisation par les ateliers de construction, gestion…) et suit les élèves notamment en assistant aux présentations des ateliers. Le suivi pédagogique est assuré par le directeur, le directeur des études, les responsables des formations, les intervenants réguliers et les artistes associés à la formation. La dimension de l’école permet un enseignement individualisé qui prend en compte sur une durée de trois ans le niveau, la progression, les besoins et le développement artistique personnel de chaque élève.

RAPPROCHEMENT AVEC LE MILIEU PROFESSIONNEL ET OUVERTURE SUR LE MONDE

Lors de stages pratiques sur des spectacles au TNS ou dans d’autres structures, les élèves se familiarisent avec les notions de code du travail et de statut social, ils approfondissent leur connaissance du milieu du spectacle, de la production, de la gestion de compagnie etc. De nombreuses équipes de spectacles présentés au TNS, des artistes de passage à Strasbourg rencontrent régulièrement les élèves de l’École. Des contacts sont également développés avec d’autres lieux d’apprentissage en France et à l’étranger (autres écoles, universités, cinéma…) ou avec des milieux artistiques proches.

ORGANISATION PRATIQUE DES ÉTUDES

Les cours débutent le premier lundi du mois d’octobre et s’achèvent le dernier vendredi du mois de juin. Les étudiants bénéficient de congés scolaires équivalents à ceux de l’université, mais avec des durées et à des dates qui sont fixées en fonction du programme de l’École. La présence à tous les cours est obligatoire. Les études sont gratuites. Les fournitures essentielles au travail sont données par l’École.
Les élèves peuvent bénéficier de bourses d’enseignement attribuées sur critères sociaux. Ils doivent acquitter des frais d’inscription à chaque rentrée scolaire. En sont exonérés les élèves boursiers. Les élèves sont affiliés au régime de sécurité sociale « étudiant ».

INSERTION PROFESSIONNELLE

Dès leur sortie de l’École, les élèves sont intégrés pendant trois ans au Jeune Théâtre National (JTN), structure qui a pour vocation d’aider les promotions sortantes de l’École du TNS et du Conservatoire National Supérieur d’Art Dramatique de Paris à s’insérer dans la vie professionnelle. Le JTN peut participer sous certaines conditions au financement des salaires des artistes issus de ces deux écoles.
Jeune Théâtre National :
Direction Marc Sussi
13 rue des Lions Saint Paul, 75004 Paris
Tél. : 01 48 04 86 40
Site : www.jeune-theatre-national.com
Courriel : jeunetheatrenational@wanadoo.fr

École du TNS – Saison 2oo8-2oo9

Directrice des études : Dominique Lecoyer
Assistante de direction : Agnès Boukri
Concours/Attaché administratif : Sylvain Wolff
Formation jeu : Julie Brochen, Hélène Schwaller
Histoire du théâtre et dramaturgie : Christophe Triau
Formation scénographie : Christian Rätz, Hervé Cherblanc, Julie Terrazzoni
Formation costumes : Elisabeth Kinderstuth-Leronde, Manon Gignoux
Formations techniques et formation continue : Roland Reinewald
Régisseurs : Bernard Saam, Grégory Fontana, Cédric Frémaux

Attention : prochains concours en 2010 et 2011.

L’admission aux quatre sections de l’école (jeu, régie-techniques du spectacle, scénographie-costumes, mise en scène/dramaturgie) se fait par un concours spécifique à chaque section qui a lieu deux années sur trois.
Les prochaines épreuves ont lieu en 2o1o et 2o11.
Inscriptions au concours 2o1o : début octobre 2oo9.

À l’issue du concours d’entrée, un groupe (promotion) est composé de 10 à 12 élèves acteurs, de 4 à 5 élèves régisseurs, de 2 à 3 élèves scénographes, de 2 à 3 élèves metteurs en scène ou dramaturges.

La sélection se fait en plusieurs étapes entre mars et juin : première sélection sur auditions pour la section jeu, sur dossiers pour la section scénographie-costumes, sur dossiers et entretiens pour la section régie-techniques du spectacle et la section mise en scène/dramaturgie ; sélection définitive lors de stages probatoires en juin/juillet.

Il n’y a pas de classe préparatoire aux concours.
Pour obtenir des renseignements sur les formations du spectacle vivant, les candidats sont invités à prendre contact avec :
Centre National du Théâtre :
134 rue Legendre – 75017 Paris
Tél : 01 44 61 84 85
http://www.cnt.asso.fr
Organisation du concours
Contact :
Téléphone : 03 88 24 88 59
Fax : 03 88 24 88 14

Les techniques et les pratiques du spectacle vivant ont fortement évolué ces dernières années. L’utilisation massive des nouvelles technologies dans les différents domaines techniques (son, lumière, machinerie, vidéo, secrétariat technique) implique la maîtrise parfaite de ces outils, mais aussi la réactualisation permanente des connaissances traditionnelles.

Afin de répondre au mieux aux attentes des professionnels du théâtre et d’optimiser ses enseignements, le TNS a conçu son programme de formation professionnelle continue en cohérence avec les enseignements dispensés dans son École Supérieure d’Art Dramatique. C’est à Roland Reinewald qu’incombe la nouvelle responsabilité de coordonner à la fois les enseignements techniques de l’école et la mise en place des modules de la formation continue.
Conséquence de cette nouvelle proximité, la philosophie générale qui prime au sein de l’Ecole se retrouvera également dans le contenu des différents stages professionnels proposés : à savoir que les domaines techniques seront toujours conçus comme partie intégrante du processus de création artistique, de la genèse des productions à leur aboutissement.
Afin de faciliter l’accès à ces formations aux permanents comme aux intermittents, des modules courts (une ou deux semaines) ont été privilégiés. Dans le même esprit, et pour atteindre une qualité de travail optimale, les groupes de stagiaires sont limités à six participants. Autre atout, les stages ont lieu dans les locaux du TNS et bénéficient ainsi des équipements du théâtre ou de ceux de l’école ; tous sont encadrés par un régisseur général et font appel aux intervenants les plus compétents dans leur branche d’activité.