Giovanni CAYAVE: l’artiste décalé
mars 31, 2008Giovanni CAYAVE
Giovanni de son prénom, CAYAVE de son nom est un être à part.
Giovanni est né à Hollywood. Abandonné lâchement par sa mère, une star de la chanson française, à qui il ressemble étrangement, Giovanni vit aujourd’hui dans un panier pour chien.
Pourquoi un destin si tragique ? Tout d’abord parce que sa mère n’a pas voulu assumer son aventure avec un manouche et qu’elle est partie se cacher aux Etats-Unis.
Ensuite parce qu’elle a été effrayée par le fruit de ses entrailles. La star sans cœur a renvoyé l’enfant tout juste né par la poste, dans un vulgaire carton dans lequel elle a fait des trous pour qu’il puisse respirer.
Le problème c’est qu’à l’époque, les avions mettaient un mois pour faire Hollywood-Paris et qui a morflé ? Giovanni !
Sa mère vit dans une somptueuse villa, son demi-frère est une star et lui, Giovanni, a une vie toute pourrie.
Pourquoi Giovanni n’aurait pas le droit d’appartenir lui aussi à la belle famille du Show Business ? Parce qu’il est « différent », c’est ça ? Quand on pense que des gens sans scrupules se sont empressés d’abuser de ses rêves et de profiter de sa naïveté…
La direction du théâtre Le Bout, par exemple, lui a promis un avenir de star contre quelque paiement en nature. Et c’est un enchaînement de situations toutes plus pénibles et humiliantes les unes que les autres qui font que Giovanni a vraiment une vie de chien.
Mais le fils de star en a marre de subir en silence. Il a décidé de dire toute la vérité sur sa mère et sur ceux qui ont abusé de lui. Je citerais une grande poétesse, Lorie, qui disait en chantant « il faut garder la positive attitude ». Eh bien Giovanni, il l’a la positive attitude, à sa manière, certes, mais on ne peut pas dire qu’il se laisse abattre.
Jusqu’au 25 avril 2008, il met le feu au théâtre Le Bout, 62bis rue Pigalle, à Paris. Venez le soutenir, lui qui a le courage de dénoncer la lâcheté humaine ! Espérons que ce cri, cet appel à l’amour traverse l’Atlantique…et qui sait, peut-être qu’il parviendra jusqu’à la villa de Sylvie V, peut-être qu’il saura l’émouvoir, peut-être même qu’un jour le fils et la mère se retrouveront et se serreront dans les bras…
Fanny TEMAM
